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Des philanthropes dans la lutte contre la COVID-19

Un technicien de laboratoire injecte un liquide dans une plaque de microtitration.

La Fondation J. Armand Bombardier a décidé de soutenir le Centre de recherche de l’Institut de cardiologie de Montréal.

Photo : Getty Images / nicolas_

Les entreprises canadiennes sont nombreuses à répondre à l’appel des gouvernements et à fournir le matériel nécessaire à la lutte contre le coronavirus. Pendant ce temps, dans l’ombre, en toute discrétion, les philanthropes s’activent aussi.

La Fondation J. Armand Bombardier qui a fait don de 250 000 $ à divers fonds d’urgence à Montréal, en Estrie, à Thunder Bay et à Toronto, notamment, a décidé de soutenir le Centre de recherche de l’Institut de cardiologie de Montréal dans le cadre de l’étude COLCORONA.

Le 23 mars dernier, l’Institut a lancé cette étude clinique afin de savoir si un traitement à court terme réduirait le risque de complications pulmonaires et de décès liés à la COVID-19.

La Fondation J. Armand Bombardier apportera sa contribution sous la forme d’un don de 100 000 $.

On avait déjà un partenariat avec l’Institut de cardiologie de Montréal pour l’étude sur l’utilisation de la colchicine, c’est un anti-inflammatoire,dans le traitement des personnes qui ont des maladies cardio-vasculaires […] Lorsque l’ICM nous a avisés qu’il allait y avoir une étude qui allait être poursuivie plus spécifiquement avec les patients qui ont la COVID-19, ici à Montréal, mais aussi aux États-Unis, en Italie et en Espagne. Alors, ce qu’on a fait, c’est qu’on a ajouté 100 000 $ pour aider à faire en sorte que l’étude se fasse dans des conditions sécuritaires, explique Ode Belzile, directrice des activités philanthropiques de la Fondation J. Armand Bombardier.

Le Centre de recherche de l’ICM, dirigé par le Dr Jean-Claude Tardif, peut également compter sur l’appui de la philanthrope Sophie Desmarais qui lui a remis 1 million de dollars.

Je crois que c’est ce qu’il y a de plus important, c’est l’apport financier, de pouvoir soutenir la recherche, d’aider le monde médical parce que c’est grâce à lui qu’on va survivre […] C’est une course contre la montre, croit Sophie Desmarais, qui invite les Montréalais à participer en grand nombre à l’étude.

Depuis le début de la pandémie, les gestes d’entraide et de solidarité foisonnent, ce qui pousse certains chercheurs à dire que la philanthropie vit un moment historique en matière de campagne à grande échelle.

C’est ce que croit Jean-Marc Fontan, professeur au Département de sociologie de l’UQAM et codirecteur du Réseau canadien de recherche partenariale sur la philanthropie.

Ce qui distingue la philanthropie c’est sa capacité rapidement et de déployer des ressources lors de situations critiques. Elle dispose de capacités financières pour soutenir le travail des organisations localement et à l’international.

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