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COVID-19 : la communauté asiatique de Vancouver aurait contribué au succès de la C.-B.

Une femme porte un masque.

La communauté chinoise représente à elle seule le quart de la population vancouvéroise, selon les données démographiques du recensement de 2016.

Photo : Getty Images

Radio-Canada

Les pratiques de distanciation sociales précoces exercées par les communautés asiatiques de Vancouver, avant même que celles-ci ne soient imposées par la loi, pourraient expliquer en partie pourquoi la Colombie-Britannique fait bonne figure au pays en matière de gestion de la COVID-19 sur son territoire.

Avec son centre-ville densément peuplé, ses vols directs provenant d’Asie et l’important foyer d’infection de Seattle à proximité, Vancouver aurait pu être frappée de plein fouet par la pandémie.

Pourtant, selon les plus récentes données, le nombre d’infections par habitant en Colombie-Britannique est 7 fois moins élevé qu’au Québec. Le nombre d’hospitalisations par habitant, lui, demeure bien plus bas qu’au Québec et en Ontario.

Une distanciation volontaire

Le 28 janvier, un premier cas présumé de la COVID-19 était annoncé à Vancouver. L’homme, âgé d'une quarantaine d'années, revenait de Chine, où il se rend régulièrement pour le travail.

Au même moment, les centres commerciaux chinois de la région de Vancouver ont commencé à enregistrer une chute importante de leur achalandage.

Plusieurs propriétaires de restaurants chinois du Grand Vancouver ont signalé une réduction de 50 % à 80 % de leur chiffre d’affaires habituel, selon l’Association canadienne de la restauration.

Dachen Yang tient des repas pour apporter dans son restaurant.

Les revenus du restaurant Fortune Terrace Chinese Cuisine, dans le Grand Vancouver, ont chuté d'environ 60 % en février, dit le propriétaire Dachen Yang.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson

Cette adoption précoce des mesures de distanciation physique a pu avoir un impact significatif sur la transmission du virus, explique le correspondant vancouvérois Ian Young, du quotidien South China Morning Post.

Les communautés asiatiques ont rapidement pris conscience de la gravité de la situation, dit-il.

Quand ils ont vu des choses se produire à Wuhan, dans la Chine continentale et à Hong Kong, ils ont tout de suite compris qu’ils devraient adopter les mêmes mesures ici.

Ian Young, journaliste, South China Morning Post

Le directeur médical au centre des maladies infectieuses de Vancouver, Dr Brian Conway, fait valoir par ailleurs qu’il existe déjà au sein de ces communautés, une tendance à la distance sociale et à l'utilisation de masques.

Dans une grande proportion de la population, cela a pu réduire le nombre de cas qui ont été recensés, estime le Dr Conway.

Au 8 avril, il y a 1336 cas de la COVID-19 en Colombie-Britannique, par rapport à 10 031 au Québec.

Avec les informations de Frédéric Zalac

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure

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