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Le défi des troubles alimentaires en confinement

Une femme et un pèse-personne.

Il est important, en tout temps, d'aller chercher de l'aide.

Photo : Getty Images / Tero Vesalainen

Radio-Canada

Pour certaines personnes aux prises avec un trouble alimentaire, le confinement peut être un combat de tous les instants.

Être toujours chez soi, c’est une confrontation avec le frigidaire, confie Pierre-Alexandre Guernon, qui a souffert de boulimie pendant une dizaine d’années. Il se considère aujourd’hui en rémission.

Celui qui agit comme bénévole pour Anorexie et boulimie Québec conseille aux gens qui ont un proche en situation de confinement et qui souffre de boulimie de lui offrir de l’attention et de l’empathie, ce qui permet de réduire le niveau de stress.

Le support social, c’est super important, pointe celui qui s’ouvre sur son trouble alimentaire pour la première fois.

Les programmes d’Anorexie et Boulimie Québec lui ont été d’une grande aide. En cette période de crise, ils ont été adaptés et mis en ligne. Il est maintenant possible de clavarder avec un intervenant ou même de lui parler au téléphone.

C’est un besoin compulsif de contrôle et de stimulation hormonale qui est en nous. C’est comme un alcoolique qui a besoin d’alcool en permanence. C’est un combat de longue haleine que je mène et que plusieurs autres mènent aussi.

Pierre Alexandre Guernon
Un ruban à mesurer et derrière un pèse-personne avec quelqu'un dessus. On ne voit que ses pieds.

Du support est toujours disponible pour aider les citoyens aux prises avec des troubles alimentaires.

Photo : getty images/istockphoto / vadimguzhva

Le coordonnateur clinique chez Anorexie et boulimie Québec, Jérôme Tremblay, insiste sur l’importance d’aller chercher de l’aide si le besoin se fait sentir en cette période sans précédent.

Oui, on est confronté à nos démons, mais c’est un moment où on peut aussi prendre le temps de réfléchir à des outils qui marchent pour nous et aller chercher cette aide-là. Oui, c’est possible que ça aille bien dans une période comme celle-ci. Par contre, c’est important d’aller se les chercher ces outils-là et de la faire la démarche et de briser l’isolement, recommande-t-il.

Au Saguenay, le comité Enfaim a mis ses services en veilleuse le temps de la crise, ce qui fait craindre le pire à Pierre-Alexandre Guernon, qui demande aux gouvernements de ne pas oublier les organismes communautaires dans leur gestion de la crise de la COVID-19.

D'après le reportage de Mélissa Savoie-Soulières

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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Saguenay–Lac-St-Jean

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