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Les festivals de la région en mode attente

Des dizaines de milliers de personnes ont assisté aux différents spectacles présentés sur la rue Racine pendant le festival.

Des dizaines de milliers de personnes ont assisté aux différents spectacles présentés sur la rue Racine pendant le festival.

Photo : Radio-Canada

Flavie Villeneuve

Si la distanciation sociale s'étire pendant des mois comme le prédit François Legault, les nombreux festivals de la région pourraient être annulés.

De Jonquière en musique aux festivités de la Traversée internationale du lac Saint-Jean, en passant par le festival des Rythmes du monde, les grands événements estivaux de la région sont en mode veille. Les organisations surveillent attentivement l’évolution de la situation de la COVID-19.

Il est trop tôt pour statuer, mais de nombreux scénarios sont envisagés.

Dans un festival, dans un événement où il y a des centaines de milliers de personnes, il est difficile de respecter la règle du deux mètres. Donc, à partir du moment où on dit que cette règle va s'étendre sur une plus longue période, effectivement, c'est peu probable qu'on soit capable d'avoir ce genre de festival cet été.

François Legault, premier ministre du Québec

Pour le moment, aucun organisateur d'événement de la région n'a pris de décision. Tous attendent des directives claires de la Direction de la santé publique.

On a fait une vidéoconférence avec les gros événements au Québec et la ministre Caroline Proulx (Tourisme). On avance dans les dossiers, mais on est dans un climat d'incertitude, car personne ne sait exactement quand exactement cette pandémie va se terminer. Le plus important pour nous c'est de savoir : est-ce que la saison est annulée oui ou non?

Robert Hakim, promoteur des Rythmes du monde et du Festival des bières du monde de Saguenay

On a plusieurs scénarios sur lesquels on planche, mais plus le temps avance, moins on a de temps pour mettre à exécution les différents scénarios. Donc, oui on va devoir prendre une décision.

Janie Maltais, directrice générale, Festivalma
La foule avec un coucher de soleil.

La foule à Place Festivalma lors du spectacle du groupe The Offspring.

Photo : Radio-Canada / Julie Larouche

Annuler un événement d'une telle ampleur engendre des risques financiers considérables pour les producteurs.

En vérité, on ne peut pas prendre la décision par nous-mêmes. Il faut que ce soit un décret gouvernemental ou la décision de la municipalité, car il y a des dépôts d'artistes qui ont été faits, des contrats signés aussi. Si on prend la décision d'annuler l'événement, on sera responsable des contrats, a expliqué Robert Hakim.

La plupart des festivals commenceraient normalement leurs activités en juin ou en juillet. Tous souhaitent que la situation s'améliore, mais la distanciation sociale pourrait empêcher la tenue de ces événements.

On ne peut pas faire d'événements, comme le nôtre qui est gratuit, et avoir des distances de deux mètres chaque. Ça va être extrêmement difficile à contrôler et si la distanciation est maintenue jusque là, ça va être difficile de le produire.

Alain Tremblay, directeur, général Jonquière en musique

Le producteur Robert Hakim pense que donner une réponse sur la tenue ou non des festivals deux mois avant leur date officielle permettrait d'alléger la perte financière.

D'après le reportage de Flavie Villeneuve

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Saguenay–Lac-St-Jean

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