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Du renfort de l'étranger dès la semaine prochaine pour les maraîchers du Québec

Des vols nolisés remplis de travailleurs agricoles du Mexique et du Guatemala sont attendus à Dorval.

Des travailleurs agricoles saisonniers procèdent à la récolte des canneberges dans une cannebergière de Saint-Louis-de-Blandford, dans le Centre-du-Québec.

Qui récoltera la canneberge du Québec cet été?

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Les producteurs maraîchers du Québec espèrent toujours sauver leur saison malgré la pandémie de coronavirus qui complique la venue d'une main-d'oeuvre essentielle à leur production.

Des vols remplis de travailleurs agricoles mexicains et guatémaltèques sont attendus dès la semaine prochaine à l'aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal, selon le président de leur association, Sylvain Terrault.

En entrevue à l'émission Le 15-18, mercredi, ce dernier a révélé qu'après moult négociations, les autorités des pays concernés ont finalement consenti à laisser s'envoler et atterrir les appareils nolisés, et ce, même si les aéroports et les transporteurs ont considérablement réduit leurs activités au cours des dernières semaines.

Les embûches étaient nombreuses... Je vous dirais qu'on avance lentement vers une amélioration des choses.

Sylvain Terrault, président de l'Association des producteurs maraîchers du Québec

Ainsi, le Mexique a autorisé lundi le départ de plus de 1000 travailleurs agricoles vers le Canada. Ces vols nolisés se poseront à Montréal-Trudeau du 14 au 23 avril. Même chose pour le contingent de 650 Guatémaltèques qui été annulé à la dernière minute, la semaine dernière; ceux-ci devraient arriver progressivement du 14 au 16 avril prochains.

Tous ces travailleurs saisonniers seront testés à leur arrivée avant d'être placés en quarantaine sur les fermes, a affirmé M. Terrault, ajoutant qu'une entente a été conclue avec Ottawa pour qu'ils soient payés pendant les 14 jours que durera leur isolement – une rémunération équivalant à 30 heures de travail par semaine.

La suite ne s'annonce toutefois pas des plus simples. De l'aveu même de Sylvain Terrault, ça ne sera pas évident de respecter les recommandations de la santé publique en matière de distanciation sociale une fois que le travail dans les champs sera amorcé.

Des travailleurs saisonniers étrangers affirment d'ailleurs que leurs conditions de vie et de travail les rendent vulnérables à la contamination par le coronavirus.

La semaine dernière, par exemple, 14 travailleurs migrants d'une pépinière de Kelowna, en Colombie-Britannique, ont été déclarés positifs au test de dépistage de la COVID-19.

Cet incident a peut-être suscité de l'inquiétude de la part du Mexique et du Guatemala et retardé les choses, reconnaît M. Terrault.

Des travailleurs essentiels, en quelque sorte

Les agriculteurs québécois, qui comptent sur une main-d'oeuvre étrangère infatigable pour mener à bien leur production estivale, ont eu toute une frousse lorsque le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a annoncé la fermeture des frontières à presque tous les étrangers, le lundi 16 mars dernier.

Ce n'est que deux jours plus tard, le mercredi 18 mars, que le ministre canadien de la Sécurité publique, Bill Blair, a confirmé que les travailleurs étrangers temporaires continueraient d'être admis, tout comme les étudiants internationaux et les résidents temporaires.

Mais les craintes des producteurs agricoles ne se sont pas dissipées depuis, notamment en raison des mesures adoptées par les autres pays pour limiter les déplacements internationaux.

M. Terrault affirme d'ailleurs que seule une poignée de travailleurs étrangers temporaires ont pu venir au Canada depuis la fermeture des frontières, il y a trois semaines.

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