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Négociations ardues entre partis fédéraux pour les subventions salariales

Bill Morneau remet une pile de documents à un employé des Communes.

Le plan de relance d'Ottawa avait été adopté à toute vapeur par une Chambre des communes clairsemée le 25 mars.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

La Presse canadienne

Les négociations se poursuivent relativement au projet de loi sur les subventions salariales, mais elles sont ardues. Le ministre des Finances, Bill Morneau, craint même que cela ne retarde l'adoption de ce programme.

En coulisses, on soutient que ce sont les conservateurs qui bloquent le processus avec des demandes additionnelles de reddition de comptes.

De mon point de vue, c'est le temps d'aller de l'avant, a martelé le grand argentier de l'État, affichant une impatience certaine lors d'une conférence de presse à Toronto mercredi après-midi.

Il a insisté sur l'urgence de la situation, puisque de nombreuses entreprises veulent avoir la certitude qu'elles auront droit aux subventions salariales avant de réembaucher des employés.

M. Morneau a salué la collaboration du Bloc québécois, qui multiplie les sorties pour tenter d'améliorer le programme.

Encore mardi, le chef bloquiste Yves-François Blanchet demandait toujours d'élargir la subvention pour y inclure des frais fixes d'exploitation, comme le loyer.

Une période de questions réclamée

Les conservateurs, eux, exigent une forme de période de questions pour demander des comptes au gouvernement sur ses mesures d'aide qui totalisent plus de 200 milliards de dollars jusqu'à maintenant.

En point de presse, leur porte-parole en matière de finances, Pierre Poilievre, s'est défendu de faire preuve de partisanerie ou de ralentir le processus démocratique en temps de pandémie.

À son avis, c'est le gouvernement qui traîne la patte et qui aurait dû annoncer ces mesures d'aide il y a plusieurs semaines.

La seule raison [qui fait] que nous revenons [au Parlement], [...] c'est qu'ils ont mal rédigé leur propre loi. C'est littéralement la seule raison. Ce n'est pas le Parti conservateur qui empêche la subvention, a renchéri M. Poilievre.

Nous proposons simplement que les partis de l'opposition puissent poser des questions aux ministres, a-t-il ajouté.

Le gouvernement fédéral a annoncé mercredi des assouplissements à son programme de subventions salariales.

Le président de la Chambre des communes peut convoquer les parlementaires 48 heures après avoir donné son aval. Il est donc peu probable, à ce moment-ci, que la Chambre siège cette semaine.

Une collaboration sans précédent

Les différents partis ont une copie du projet de loi entre les mains depuis le début de la semaine afin de faciliter les négociations.

Le leader parlementaire du gouvernement, Pablo Rodriguez, a écrit sur Twitter qu'il avait accepté de le faire dans un geste de collaboration sans précédent.

Il a aussi proposé la mise sur pied d'un Parlement virtuel à l'avenir, afin que tous les députés puissent faire valoir leur voix. Cette mesure devra cependant être votée en personne avant de voir le jour.

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