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La pêche « aux coques » à l'ère de la COVID-19

Des pêcheurs de coque sur les battures à Saint-Omer.

Les pêcheurs estiment qu'il est facile de respecter les principes d'éloignement physique sur les battures. Ils étaient plusieurs à la pêche comme en témoigne cette photo prise mercredi matin.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

La pêche récréative à la mye commune, communément appelée pêche « aux coques », bat son plein au fond de la baie des Chaleurs. En temps de pandémie, les policiers gardent toutefois un œil sur cette activité fort populaire qui pourrait se transformer en un rassemblement illégal sans le respect des consignes.

Mercredi matin, près de 200 personnes sillonnaient les battures à l'embouchure de la rivière Nouvelle, au large de Miguasha et de Saint-Omer, pour trouver des mollusques dans l'une des rares zones où la cueillette est autorisée par Pêches et Océans Canada en Gaspésie.

Des pêcheurs de mye commune à St-Omer

Plus d'une centaine de personnes s'adonnaient à la pêche à la mye commune du côté de Saint-Omer mercredi matin.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

À Saint-Omer, la rue Pichette qui donne accès à la zone de cueillette s'est transformée en un véritable stationnement, comme quoi les restrictions de distances mises en place pour limiter la pandémie de coronavirus n’affectent pas les traditions des gens de la Baie-des-Chaleurs.

Des voitures stationnées des deux côtés de la rue

Des dizaines de véhicules étaient stationnés, mercredi matin des deux côtés de la rue Pichette, dans le secteur Saint-Omer de Carleton-sur-Mer.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

C'est le temps de Pâques, à Pâques on va aux coques, lance d’emblée le pêcheur récréatif André Cyr, de Saint-Omer.

André Cyr  est photographié devant la mer

Pour André Cyr, résident de Saint-Omer, la pêche «aux coques» est une activité incontournable durant la période de Pâques.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Ça fait du bien au moral, c’est fermé partout, affirme Michel Bujold, un pêcheur venu de Saint-Siméon

Aussi bien en profiter, sortir dehors, sentir l'air salin, lance un jeune adulte de Maria, venu « aux coques » avec ses colocataires.

Tous les pêcheurs rencontrés par Radio-Canada affirment que la recherche des précieux mollusques peut facilement s’exécuter en respectant les principes d'éloignement physique.

Il y a de l’espace en masse, explique Sébastien Cyr de Carleton-sur-Mer. Tout le monde est très distancé. Ceux qui sont proches, ce sont des familles. Personne ne pêche dans les trous des autres, on se tient loin.

À la grandeur que la batture est, on n'a pas de misère à être tout seul et isolé, ajoute André Cyr.

Un pêcheur avec son bac de coques

Ghislain Pitre est parti de Percé à 5 h jeudi matin pour arriver à temps pour la marée basse à Saint-Omer.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Les gens respectent les distances, pas besoin d’être embarqué les uns sur les autres pour pêcher, indique Ghislain Pitre, venu de Percé spécialement pour la pêche aux coques.

Un pêcheur de mye commune traîne un bac sur le rivage.

Un pêcheur traîne sa récolte de mye sur le rivage à Saint-Omer.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

La SQ garde un œil sur la situation

La Sûreté du Québec (SQ) précise toutefois que la cueillette des mollusques n'est pas conseillée en période de pandémie, mais qu'elle est tolérée, à condition que les pêcheurs respectent la distance de deux mètres entre eux.

Si la distanciation physique n'est pas respectée, la pêche pourrait être considérée comme un rassemblement illégal et mener à une intervention policière.

Des myes communes dans un bac

Plusieurs pêcheurs affirmaient qu'ils avaient l'habitude de partager leur récolte lors de repas familiaux à Pâques. Cette année, certains affirment qu'ils vont opter pour la congélation afin de savourer le mollusque en famille plus tard.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

De son côté, le directeur de santé publique Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Dr Yv Bonnier-Viger considère que cette activité de plein air peut avoir des effets bénéfiques sur la santé, pourvu que les pêcheurs gardent leur distance.

L'idée, explique Dr Bonnier-Viger, ce n'est pas d'empêcher le monde de vivre, c'est d'empêcher le virus de se propager. Le virus, il ne peut pas faire d’autres choses que de s’accrocher à une gouttelette pour aller vers un autre humain. Si les humains sont loin, la propagation arrête.

Les pêcheurs espèrent donc que tous continueront à respecter les consignes.

Faut que ça reste ouvert, c'est tout ce qui nous reste!, lance le pêcheur André Cyr.

La Direction régionale de santé publique et la Sûreté du Québec affirment n'avoir reçu aucune plainte liée à la pêche aux coques.

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