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Des minières font pression sur le gouvernement pour reprendre l’exploitation

Un travailleur en habit protecteur regarde une coulée de métal.

Des entreprises minières, appuyées de l'Association minière du Québec, font pression sur le gouvernement pour pouvoir recommencer à opérer avant le 4 mai. (archives)

Photo : Reuters / Chris Wattie

Jean-Marc Belzile

Des mines de l’Abitibi-Témiscamingue, avec la collaboration de l’Association minière du Québec, négocient avec le gouvernement afin de reprendre leurs activités avant le 4 mai.

Les mines de la région sont actuellement en mode entretien et surveillance à la suite d’une directive du gouvernement du Québec qui a eu lieu le 23 mars.

Cela signifie qu’un nombre très limité de travailleurs sont présents sur le site afin de s’assurer que les activités puissent reprendre sécuritairement lorsque ce sera permis par le gouvernement.

L’Association minière du Québec est en pourparlers avec Québec en ce moment, avec l’objectif de pouvoir reprendre ses opérations le plus rapidement possible.

Ils tentent de trouver des solutions afin de démontrer qu’il sera possible d’opérer tout en maintenant une distanciation sociale appropriée entre les employés.

L’Association minière du Québec a refusé notre demande d’entrevue. Par courriel, l’organisation a fait savoir que le gouvernement a déjà qualifié les activités d’exploitation minière comme étant prioritaires.

Pour le moment, seules les sociétés minières qui ont obtenu des exemptions, sur une base individuelle, ont pu maintenir un certain niveau d’activité, tout en respectant les directives de la Santé publique, ajoute le directeur aux communications stratégiques et affaires publiques, Mathieu St-Amant.

Au ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles, on affirme qu’il est possible que certaines activités commerciales puissent reprendre avant le 4 mai, comme l’a mentionné le premier ministre.

Concernant la relance des activités d’exploitation minière, le ministère assure que la décision sera prise en fonction des recommandations de la Santé publique.

François Legault en conférence de presse.

François Legault affirme que la consigne des « deux mètres » est là pour « des mois ».

Photo : Radio-Canada

Le premier ministre François Legault a fait savoir mercredi qu’il est toutefois encore tôt pour penser ouvrir certaines entreprises, mais que le gouvernement s’y prépare.

On n’est pas encore rendu là, il va falloir avoir encore des journées comme on a eu dans les dernières journées où il n’y a pas de hausses importantes d’hospitalisations et de gens aux soins intensifs, a affirmé François Legault

Quand on va rouvrir les entreprises, ça va être très important d’abord de se concentrer sur des entreprises où on est vraiment capable de rester à 2 mètres, que les employés soient capables en tout temps d’être à deux mètres de leurs collègues et, si c’est le cas, 2 mètres des clients, ajoute le premier ministre

Les minières de la région réticentes à commenter

Chez Agnico-Eagle, dont les mines de la région sont en mode entretien et surveillance, on dit travailler sur des protocoles supplémentaires répondant aux recommandations de la santé publique et du gouvernement du Québec.

On assure que l’objectif est d'assurer un environnement de travail sain et sécuritaire pour les travailleurs et les communautés environnantes lorsque le retour au travail sera autorisé.

Iamgold, qui possède notamment la mine Westwood, affirme que les employés viennent d'être avisés que la période de surveillance et maintien se poursuit tel que recommandé par le gouvernement.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Le représentant syndical des travailleurs de la mine Westwood, André Racicot, s’est dit ouvert à une reprise des activités.

Du côté syndical, nous autres on n’est pas contre, à condition qu’on prenne toutes les mesures de prévention pour ne pas que les travailleurs soient contaminés ou tombent malades, affirme André Racicot.

Selon lui, il y a beaucoup de travail à faire. Il faudra revoir l’entretien ménager, la décontamination, ajouter des mesures de distanciation sociale, contrôler les gens qui vont entrer sur le site aussi. Il va falloir travailler avec de nouvelles méthodes c’est certain, mais nous on pense que tout est faisable, ajoute André Racicot.

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