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La STO refuse que ses chauffeurs portent des masques

Une ceinture bloque l'allée d'un autobus de la STO.

Des autobus de la STO ont pris des mesures pour laisser un espace entre ses chauffeurs et ses usagers (archives).

Photo : Radio-Canada / Mathieu Nadon

Radio-Canada

La Société de transport de l'Outaouais (STO) n'a toujours pas l'intention de permettre à ses chauffeurs de porter un masque. Malgré les nouvelles directives des autorités fédérales de santé publique, le transporteur a décidé de maintenir sa décision.

Cette décision ne fait pas le bonheur de Joel Paul, le président par intérim du syndicat des chauffeurs et mécaniciens de la STO.

On est quand même déçus, a-t-il indiqué en entrevue. Malgré des discussions qui se poursuivent depuis mardi, la STO interdit toujours le masque à ses chauffeurs.

Les employés veulent travailler en sécurité et s’ils se sentent en sécurité en portant le masque, on veut les défendre.

Joel Paul, président par intérim du syndicat des chauffeurs et mécaniciens de la STO

Au tout début de la pandémie, plusieurs d'entre eux ont manifesté le désir de porter un masque pour se protéger de la COVID-19.

À ce moment, les autorités de santé publique ne recommandaient pas le port de celui-ci, la STO l'a donc interdit.

Un masque N95.

Une personne porte un masque N95.

Photo : Radio-Canada / Charles Contant

Lundi, les autorités fédérales ont cependant fait volte-face et ont indiqué que le masque pouvait protéger la population, combiné avec les mesures déjà en place.

Malgré la relance du syndicat, la STO retourne chez eux les employés qui ne veulent pas retirer leur masque.

M. Paul a affirmé qu'il défendrait les chauffeurs qui sont retournés à la maison et qu'il poursuivrait la discussion avec l'employeur pour trouver un terrain d'entente.

De son côté, la société de transport estime que l'utilisation du masque peut contribuer à la contamination en milieu de travail et ainsi, être néfaste pour la santé et la sécurité des employé(e)s.

Dans une note interne envoyée à Radio-Canada, elle explique que comme elle n'est pas en mesure d’assurer le respect du protocole strict qui doit être suivi pour ajuster et disposer de ces masques, il vaut mieux les proscrire.

Notre équipe a déployé des efforts considérables afin de s’assurer qu’en tout temps dans le contexte du travail, les employé(e)s soient en mesure de respecter la distanciation sociale.

Extrait de la note de service

La STO prône plutôt le respect des mesures de distanciation sociale et le lavage des mains.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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Ottawa-Gatineau

Santé publique