•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Tousse dans mon coude, une comédie romantique sur la COVID-19 en balado

Illustration d'un homme avec un masque qui serre dans ses bras un autre homme, qui tousse.

Le radioroman «Tousse dans mon coude» se passe dans un Québec confiné depuis un an.

Photo : Camille Lussier / Facebook – En chair et en ondes

Radio-Canada

Une comédie dystopique et une histoire d’amour campée dans un monde en plein confinement : c’est ce que proposent l’humoriste Alexandre Forest et l’auteur Hugo Bastien dans un balado de style radioroman, intitulé Tousse dans mon coude.

La prémisse de départ est absurde à souhait. On se situe dans un Québec confiné depuis un an, où l’on écoute toujours les points de presse du premier ministre François Legault, du directeur national de santé publique, Horacio Arruda, et… du Doc Mailloux, à la tête du ministère de la Santé.

Dans cet univers parallèle, deux hommes font connaissance sur une application de rencontre. Il y a Mathieu, toujours en deuil de sa copine décédée, et Jérémie, un homme dont le conjoint hypocondriaque refuse tout contact physique par peur de tomber malade.

Pour briser l'isolement, les deux inconnus se tournent vers une application de rencontre, cachés derrière leurs avatars : Mathieu utilise le compte de sa copine décédée, tandis que Jérémie tente de tuer le temps en se faisant passer pour un hétéro. Malgré les mensonges, les deux trouveront en l'autre une personne à qui se confier en ces temps difficiles. Une personne à aimer, résume-t-on.

C’est un peu de pousser à l’extrême les côtés du confinement qu’on vit tous les jours, chacun chez soi, a détaillé l’humoriste Alexandre Forest, en entrevue avec la chroniqueuse culturelle de Tout un matin, Eugénie Lépine-Blondeau.

L’amour, c’est l’amour

Tousse dans mon coude met donc en vedette une histoire d’amour entre deux hommes, ce qui, au départ, était surtout une contrainte de genre.

Hugo et moi, on est deux gars. On ne voulait pas commencer à imiter des personnages de femmes et que ce soit vraiment niaiseux, a-t-il expliqué.

Puis, qu’est-ce que ça change, que le couple soit homosexuel? Une histoire d’amour entre deux hommes, c’est très possible et très sain. On s’est dit : "Pourquoi on ne fait pas tout simplement ça comme ça?" Ça reste une histoire d’amour, ce n’est pas une contrainte de plus, a rappelé Alexandre Forest. L’amour, c’est pour tout le monde.

Du temps pour créer

C’est évidemment le temps d’arrêt généralisé qui a permis aux deux artistes de se plonger dans l'univers déjanté de cette dystopie. Alexandre Forest a vu tous ses spectacles annulés en raison de la pandémie. Quant à Hugo Bastien, qui travaillait pour Urbania, il s’est lui aussi retrouvé sans travail.

Puis, l’idée des personnages a germé dans la tête d’Hugo Bastien. On écrivait déjà des radioromans. On a déjà écrit deux pièces. On allait en faire une troisième, qu’on allait présenter à Zoofest. Quand tout ça est arrivé, on s’est dit : "On va profiter du fait qu’on n’a plus d’emploi pour prendre ce temps-là pour créer", a raconté Alexandre Forest.

Le tout est enregistré chacun de leur côté, avec les moyens du bord, dans un studio improvisé dans des garde-robes. Étonnamment, ce n’est pas gênant pantoute, le résultat, s’est enthousiasmé l’humoriste en pouffant de rire. Avoir su, on aurait fait ça bien avant!

Le radioroman sera diffusé à raison d’au moins un épisode par semaine, sur toutes les plateformes numériques où l’on se procure des balados. Pour combien de temps? Les créateurs l’ignorent, et comptent plutôt suivre le courant de la crise et adapter leur histoire au fur et à mesure que la situation évolue.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Humour

Arts