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Les centrales d’urgence surchargées d’appels farfelus pendant la crise de COVID-19

Un répartiteur 9-1-1 devant son ordinateur

Les centres d'appels de la province reçoivent plusieurs appels pendant la pandémie et demandent à la population de faire preuve de discernement.

Photo : Radio-Canada / Emilio Avalos

La Sûreté du Québec affirme que des centaines de personnes téléphonent quotidiennement à la centrale téléphonique 911 pour poser des questions farfelues ou pour rapporter des situations anodines ou non problématiques.

À toute heure du jour ou de la nuit, des citoyens dénoncent des observations qui trop souvent respectent parfaitement les directives émises par Québec en ce qui concerne la distanciation physique ou les règles de non-rassemblement.

Le sergent Jean-Raphaël Drolet a publié une capsule sur la page Facebook de la Sûreté du Québec pour distinguer les motifs d'appels adéquats de ceux moins sérieux.

Deux couples de voisins qui discutent dans une cour privée, à bonne distance, ou deux marcheurs qui circulent à une distance de deux mètres et qui en profitent pour échanger quelques mots n’ont pas à être dénoncés, précise le sergent.

Oui, il faut dénoncer les rassemblements intérieurs et extérieurs, mais il ne faut pas tomber dans la paranoïa, nuance le sergent Drolet.

Toute le monde est inquiet.

Sergent Raphaël Drolet, Sûreté du Québec

Pas besoin non plus d’appeler à la centrale d’urgence en apercevant un véhicule inhabituel dans la cour d’un voisin.

Il faut agir de bonne foi, avec jugement et gros bon sens. Il ne faut pas tomber dans une délation extrême qui engorge nos systèmes d’urgence, insiste Jean-Raphaël Drolet.

Quand dénoncer?

Les autorités de santé publique le rappellent constamment: se conformer aux mesures de confinement demeure le meilleur moyen de freiner la propagation de la COVID-19.

Pictogramme de bonhommes qui dansent dans une maison.

Une fête intérieure de plusieurs personnes qui ne résident pas ensemble est un exemple de situation que l'on peut dénoncer.

Photo : Extrait de la vidéo de la Sûreté du Québec

Les policiers peuvent être contactés si des personnes sont témoins de rassemblements intérieurs, par exemple une fête ou un party organisé dans une résidence.

Il importe aussi de dénoncer les rassemblements extérieurs où les règles de proximité ne sont pas observées.

Tout rassemblement sportif, culturel ou religieux doit aussi être signalé. Il est également possible de rapporter les activités dans des commerces non essentiels qui décident d’ouvrir leurs portes au public.

Pour toutes ces situations, le numéro à composer est le 310-4141 ou encore *4141.

Barrages routiers

De nombreux points de contrôle ont été érigés en Abitibi-Témiscamingue au cours des derniers jours. Avec cette mesure de surveillance additionnelle, la Sûreté du Québec demande aux citoyens de ne pas téléphoner pour parler de cas spécifiques.

Les policiers qui se trouvent aux points de contrôle évaluent au cas par cas la situation des voyageurs et des travailleurs. C’est seulement rendu au point que contrôle qu’il faut présenter la situation à l’agent qui jugera, en fonction des critères établis, si l’accès à la région ou au territoire est accordé.

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