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L'usine Pêcheries St-Paul, à Bas-Caraquet, fait une pause

L'usine des Pêcheries St-Paul.

L'usine de transformation de crabe et de homard Pêcheries St-Paul ne sera pas en production d'ici mai.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

L'usine de transformation de crabe et de homard Pêcheries St-Paul, à Bas-Caraquet, cesse ses activités au moins jusqu'au début du mois de mai.

La direction de l'entreprise a confirmé l'information, mais ne souhaite pas faire de commentaires ni donner de détails pour l'instant. La boîte vocale de l’entreprise propose toutefois un message préenregistré : Nos employés, les pêcheurs et la communauté sont primordial (sic) pour nous. L’ouverture de la saison de crabe sera réévaluée le 1er mai.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

La nouvelle est bien accueillie chez les nombreux travailleurs d'usine de la Péninsule acadienne. Plusieurs sont rongés d'inquiétude alors que sévit la pandémie de coronavirus.

Ginette Rousselle, employée de l’usine s’est dite soulagée, car si la saison avait été lancée, elle serait restée chez elle. C’est ma vie et j’ai une petite fille de treize ans...Je ne vais pas aller me mettre en danger et apporter la maladie a la maison. C’est trop inquiétant.

Blondine Savoie, une employée de l'usine McGraw Seafood, à Tracadie, applaudit cette décision des Pêcheries St-Paul.

La dame chez elle en entrevue.

Blondine Savoie, une employée de l'usine McGraw Seafood, à Tracadie.

Photo : Radio-Canada

Je remercie Pêcheries Saint-Paul de penser à la sécurité de leurs employés, lance-t-elle. Et j'invite les dirigeants des autres usines à faire la même chose. Le gouvernement nous dit de rester à la maison. On ne peut même pas aller voir nos proches, nos parents, s'ils ne résident pas dans la même maison que nous. Imaginez-vous, il y a plus de 2000 employés d'usine de transformation dans la Péninsule acadienne.

Elle craint donc, avec un si grand nombre d'employés, que le virus fasse des ravages.

C'est terrible, répète-t-elle. Mes amis qui travaillent dans les usines de transformation ont peur. Ils ont peur, pas seulement du virus, mais ils ont peur de perdre leur emploi. Ils ont peur de dire non au patron et de le décevoir. Ils ont peur et ils pensent à leur famille. C'est déchirant.

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