•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Refuser les enfants dans les épiceries jugé illégal en France

Ces pratiques, mises en œuvre à certains endroits pour empêcher la propagation du coronavirus, « portent atteinte aux droits des personnes, particulièrement des parents isolés et de leurs enfants », tranche le Défenseur des droits.

Une caissière masquée sert une cliente. Elle est masquée et protégée par une pellicule de plastique.

Une caissière porte un masque dans un supermarché Franprix de Paris.

Photo : Getty Images / THOMAS SAMSON

Radio-Canada

Les épiceries n’ont pas le droit d’interdire l’accès aux personnes accompagnées d’un enfant, a tranché le Défenseur des droits de la France, l’institution chargée de faire respecter les droits des citoyens dans le pays.

Elles n’ont pas davantage le droit de forcer un parent à laisser son enfant seul à l’extérieur du magasin, près d’un adulte qu’il ne connaît pas, par exemple à la caisse, le temps que son père ou sa mère fasse ses emplettes.

Ces pratiques, mises en œuvre à certains endroits pour empêcher la propagation du coronavirus, « portent atteinte aux droits des personnes, particulièrement des parents isolés et de leurs enfants », affirme le Défenseur des droits, Jacques Toubon.

Contraindre un parent à laisser son enfant seul à l’extérieur d’un magasin, ou seul auprès d’un adulte qu’il ne connaît pas, constitue une atteinte au droit de l’enfant à être protégé contre toute forme de violence.

Jacques Toubon, défenseur des droits

Comme au Canada, les garderies et les écoles primaires françaises sont fermées depuis plusieurs semaines dans le cadre de mesures visant à endiguer la propagation de la COVID-19 qui fait des ravages dans le pays et les gens ont l’ordre de ne pas se fréquenter.

Ces mesures empoisonnent particulièrement la vie des pères et des mères qui vivent seuls et qui sont contraints de se débrouiller avec leurs enfants qu’ils ne peuvent même plus confier à une jeune gardienne, ne serait-ce que le temps de faire des emplettes.

Plusieurs d’entre eux ont dénoncé la situation sur Twitter au cours des derniers jours. Ils rapportent que des gardiens de sécurité postés à l’entrée de leur supermarché exigent que leur enfant reste à la porte ou attende près de la caisse.

Vous trouvez normal qu’une mère célibataire soit refoulée de l’entrée de votre supermarché […] parce qu’elle a son enfant de 5 ans avec elle? […] Doit-elle le laisser dans sa voiture seul pour se nourrir. Honteux!, s’est plainte l’une d’elles la semaine dernière.

Le Défenseur des droits note toutefois que le refus d’accès des enfants aux magasins d’alimentation ne fait pas partie des mesures restrictives prévues par la loi d’urgence sanitaire française ou ses ordonnances d’application.

Les recommandations canadiennes

Au Canada, les autorités recommandent clairement de faire l’épicerie seul, autant que possible, question de limiter le nombre de personnes pouvant se trouver dans un espace confiné et de respecter la distanciation sociale exigée.

Impossible cependant de dire avec certitude si des parents se présentant dans un supermarché avec un ou des enfants ont été contraints de rebrousser chemin pour cette raison.

À Gatineau, vendredi dernier, une femme a reçu un constat d’infraction dans le stationnement d’un supermarché après avoir laissé un enfant de 7 ans dans une voiture en marche. L’histoire ne dit pas s’il s’agissait de son choix ou non.

La police municipale a reconnu qu’il pouvait être difficile de faire ses courses à l’ère du coronavirus, mais a tout de même demandé à la population de trouver des solutions, comme les services de livraison ou encore l’aide d’un proche.

Avec les informations de Reuters, et Huffington Post.fr

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Coronavirus

International