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COVID-19 : le maire d’Ottawa insensible aux appels à ouvrir des routes aux piétons

Une rue pratiquement vide à Ottawa.

Les rues d'Ottawa sont souvent calmes ces jours-ci, comme le montre cette photo du 24 mars 2020, mais certains trottoirs du centre-ville sont toujours congestionnés de façon inquiétante.

Photo : Radio-Canada / CBC Ottawa - Francis Ferland

Radio-Canada

Le maire d'Ottawa, Jim Watson, n'est pas ouvert à la fermeture des rues de la ville afin de donner aux résidents plus d'espace pour faire de l'exercice, pas plus qu'il ne s'excuse pour les lourdes amendes que les agents administratifs ont infligées le week-end dernier aux résidents qui violent les règles de distanciation sociale.

Certaines personnes se sont plaintes du fait que des rues et trottoirs, en particulier dans les quartiers du centre d'Ottawa, sont trop occupés pour maintenir la distance de deux mètres requise par les politiques de distanciation sociale.

Les gens sont préoccupés par le surpeuplement, et ils devraient l'être. Alors n'allez pas faire du jogging dans la rue la plus fréquentée du quartier, a déclaré le maire Jim Watson mardi à l'émission Ottawa Morning, de CBC.

Une rue pratiquement vide.

La ville d’Ottawa est vidée de ses habitants en pleine pandémie de COVID-19.

Photo : CBC Ottawa - Francis Ferland

Nous essayons d'être raisonnables en permettant aux gens de marcher, de courir ou de parcourir le parc à vélos pour qu'au bout du compte, ils puissent faire de l'exercice. Mais si les gens continuent à désobéir à la loi, pensez-vous que nous devrions simplement continuer de fermer les yeux? a ajouté le maire d'Ottawa.

Une conseillère demande plus d’espace pour les piétons

D'autres villes, comme Winnipeg et Calgary, ont fermé certaines rues aux voitures dans quelques quartiers pour donner aux gens plus d'espace afin de prendre un bol d'air frais ou pour que les enfants jouent à l'extérieur. L'idée n'est pas de créer une destination attrayante pour les gens de partout dans la ville, mais de faire de la place pour les gens dans les zones où ils vivent déjà.

Catherine McKenney, qui représente le quartier Somerset, plaide pour plus d'espace piétonnier sur la rue Bank. Elle a déclaré qu'elle ne cherchait pas à élargir le trottoir pour l'exercice ou les loisirs, mais pour que les résidents puissent se rendre en toute sécurité aux services essentiels comme les épiceries et les pharmacies.

Catherine McKenney dans son bureau de l'hôtel de ville d'Ottawa.

Catherine McKenney dit que de nombreuses personnes qui vivent au centre-ville doivent souvent se rendre à pied à des pharmacies ou à des épiceries, passant potentiellement à côté de dizaines de personnes sur un trottoir bondé.

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

Catherine Mckenney sait que le risque est relativement faible de propager ou de contracter la COVID-19 en passant près d’une personne sur un trottoir, mais qu'en est-il de 20 ou 25 personnes présentes en même temps sur un pâté de maisons? Selon elle, le risque augmente alors.

Catherine McKenney ne demande pas la fermeture à proprement parler de la rue Bank, mais croit qu'une voie de circulation pourrait être remise aux piétons, en particulier dans les zones où le trottoir fait moins de deux mètres de large.

Le maire défend les contraventions et les amendes

Au cours du week-end, la Ville a reçu 526 appels à propos de résidents susceptibles d'enfreindre les règles de distanciation sociale, qui incluent notamment de ne pas utiliser les installations de la ville comme les terrains du parc et les structures de jeu, et de ne pas se rassembler en groupes de plus de cinq. Toutes les installations de la Ville sont fermées jusqu'à la fin juin.

Les agents municipaux ont remis 43 contraventions, avec des amendes de plus de 800 $. À Toronto, par comparaison, les agents ont donné 26 contraventions la fin de semaine dernière.

Un parc.

Les parcs d'Ottawa sont fermés, on peut uniquement les traverser.

Photo : Radio-Canada / Jean-Sébastien Marier

Certains résidents d'Ottawa condamnés à une amende semblent avoir bafoué la loi de façon évidente, par exemple en exploitant un salon de coiffure ou en servant des boissons dans un pub. Mais d'autres disent qu'ils suivaient les règles ou que les règles n'étaient pas claires.

Par exemple, un homme qui a reçu une amende a dit qu'il promenait son chien dans le parc, ce qui est autorisé tant que l'animal et le propriétaire ne s'attardent pas.

M. Watson a déclaré que les gens devraient maintenant connaître les règles et que les agents administratifs utilisent leur pouvoir discrétionnaire lorsqu'ils rencontrent quelqu'un qui ne respecte pas les règles.

Le maire a précisé que toute personne qui souhaite contester une contravention peut le faire en faisant appel en ligne, bien que l'affaire ne sera pas entendue avant la réouverture des tribunaux provinciaux.

Avec les informations de Joanne Chianello

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