•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

« Ne jamais baisser les bras » : l’optimisme d’une Acadienne rétablie de la COVID-19

Le reportage de Geneviève Normand

Photo : Radio-Canada / Pierre Richard

Geneviève Normand

Quand Blondine Arseneau est revenue de son voyage au Mexique à la mi-mars, elle était loin de se douter qu’elle était sur le point de faire partie des statistiques canadiennes sur la pandémie.

Quelques jours après son retour au Nouveau-Brunswick, elle s’était mise à tousser. Une toux creuse, et parfois des crachats. Croyant que c’était une petite grippe, elle ne s’en est pas trop inquiétée. La femme de 68 ans dit avoir l’habitude de voyager et de revenir au pays avec un mal de gorge.

Mais les symptômes ont persisté plusieurs jours. Après avoir contacté son médecin et effectué un test de dépistage, le diagnostic lui a finalement été annoncé un peu plus d’une semaine plus tard : Blondine était porteuse du coronavirus.

Tu ne t'attends pas à une nouvelle comme ça, dit-elle avec recul. Mais moi, je ne vais jamais penser au négatif. Quand quelque chose m'arrive, j'essaie tout le temps de trouver une solution, de trouver un côté positif.

Et Blondine est experte en la matière.

L’Acadienne vit avec un handicap visuel et auditif. Elle habite seule à Moncton en compagnie de son chien d’assistance Mia. Des épreuves, elle en a traversé plusieurs. Sa condition physique lui a certainement enseigné la persévérance.

Tous les matins, je remercie le bon Dieu de me laisser un peu la vision, de me laisser un peu mon audition et de me laisser mes deux jambes. [...] Quand tu l'as, tu tiens ça pour acquis.

Blondine raconte que, durant les jours où elle était enfermée à la maison, elle s’est accrochée à ce qu’il y a de plus précieux dans sa vie : sa famille et ses amis. Ma raison de m'en sortir, ç'a été ma fille, dit-elle.

Ça va de mieux en mieux. L'exercice physique est moins là. Ce n’est pas grave. Quand je suis fatiguée, j'arrête. Quand ça va mieux, je continue. Mais ça va aller de mieux en mieux. C'est dans ma tête. C'est là pour rester.

Blondine Arseneau

Blondine admet que la peur s'installait parfois dans son esprit. Mais elle faisait un effort délibéré et constant pour retrouver ses pensées positives.

J'ai commencé à prier et à demander aux gens que je sais qui sont croyants de prier pour moi, de prier avec moi. Je suis sûre que ça m'a beaucoup aidée. Dans ma tête, je savais tout le temps que ça allait et, de fait, tous les jours, ça allait de mieux en mieux.

« Je l'ai vaincu, ce fichu virus »

L’annonce de sa guérison par les autorités sanitaires du Nouveau-Brunswick lui a finalement était faite la semaine dernière.

Dans une publication qu’elle a partagée sur Facebook vendredi, son optimisme était encore et toujours remarquable. Il ne faut jamais abandonner, jamais perdre confiance. SVP, restez chez vous. C’est pas une joke, ce virus-là, écrit-elle.

Même si la grande voyageuse est rétablie et peut maintenant mettre le nez dehors, elle assure qu’elle va néanmoins continuer à prendre les plus grandes précautions. Je suis toute seule ici avec mon chien, mais on a le soleil, il fait beau. On a de quoi manger. L'été s'en vient.

Devant l’état actuel des choses, la Néo-Brunswickoise a mis en veilleuse son projet de voyager au Portugal en septembre prochain.

La pandémie n’est pas encore derrière nous que Blondine essaie déjà d’en tirer une leçon positive. Je me dis qu’il y a une raison que la COVID-19 est là. On va peut-être plus apprécier ce qu’on a. On prendra moins pour acquis.

La sexagénaire espère que cette crise planétaire permettra notamment à la société de changer ses comportements à l'égard des autres et de la consommation.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nouveau-Brunswick

Coronavirus