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Se convertir à la production de masques non médicaux

La copropriétaire Marie-Claude Trempe avec un masque dans son atelier.

L'entreprise de Saint-Sévère Rien ne se perd, tout se crée a commencé à produire des masques non medicaux.

Photo : Radio-Canada

Des entreprises de la région qui n’auraient jamais pensé un jour vendre des masques non médicaux se sont lancées dans ce type de production.

La demande est grandissante pour des masques non homologués, particulièrement depuis que l’Agence de la santé publique du Canada suggère au public de porter un masque, mais seulement en tant que mesure additionnelle lorsque les autres mesures de distanciation sociale sont difficiles à appliquer.

Rien ne se perd, tout se crée avait lancé un sondage en ligne pour tâter l’intérêt de la clientèle pour les masques et avant même la fin du sondage, l’entreprise de Saint-Sévère a choisi d’en fabriquer.

C'est sûr que nous, on est habitué de faire des vêtements [...], il a fallu plus s'informer au niveau de quel tissu on peut prendre pour ça, quelle épaisseur de tissu, explique la copropriétaire Évelyne Gélinas.

Leurs masques sont conçus en coton et polycoton, avec un espace pour y mettre un filtre.

La réaction jusqu’à maintenant est incroyable, on a beaucoup beaucoup de commandes.

Marie-Claude Trempe, copropriétaire de Rien ne se perd, tout se crée

En plus de répondre à une demande, ce nouveau créneau permet à des entreprises d'ici de donner de l'emploi.

C’est sûr que ça crée de l’emploi aussi pour les couturières, donc c’est une façon de rester actifs tout en étant utiles [comme entreprise], affirme la propriétaire de La Meraki, Stéphanie Miller.

La Meraki était déjà équipée pour faire des masques de coton.

On a une collection d'accessoires pour animaux, on a des foulards, donc on est tout préparé avec des machines à coudre, on a des couturières et du tissu, explique-t-elle.

Ses masques ne sont pas encore en vente, mais plus d’une centaine ont déjà été réservés par des organismes et des individus.

Une femme avec un bandeau qui a des boutons et un masque chirurgical.

Rien ne se perd, tout se crée a aussi ajouté des boutons à ses bandeaux, pour rendre le port du masque plus confortable, notamment pour les travailleurs de la santé qui doivent en porter souvent.

Photo : Courtoisie de Rien ne se perd, tout se crée

Rendre le port du masque plus confortable

ML Création, à Trois-Rivières, fabrique des vêtements et des accessoires de sports.

La propriétaire, Mylène Labonté, a fait un ajout sur ses bandeaux : des boutons, pour ne plus que les gens aient à accrocher leur masque après les oreilles.

Elle raconte que beaucoup de gens l’ont contactée pour lui demander d’adapter ses bandeaux au port du masque et elle était réticente à embarquer dans cette aventure, au départ.

Mylène Labonté a par la suite réalisé que c’était vraiment un besoin pour la population.

On en a pas loin de 200 de vendus déjà, dit-elle. La jeune femme va aussi bientôt faire des masques, maintenant que l’Agence de la santé publique recommande d’en porter.

Une part des revenus en dons

  • La Meraki va remettre 1 $ de la vente de chaque masque à l’organisme Point de rue.
  • Rien ne se perd, tout se crée, a décidé de donner 1 $ par vente au Club des petits déjeuners.
  • ML Création a quant à elle conçu des chandails où l’on voit un arc-en-ciel et la phrase « ça va bien aller ». Pour chaque vente, 5 $ sont remis à Moisson Mauricie Centre-du-Québec.

Continuer à respecter les consignes

Les autorités de la santé précisent que les masquent ne protègent pas ceux qui le portent, mais bien les autres.

C’est vraiment très important de respecter la distanciation sociale et de se laver les mains, rappelle Marie-Claude Trempe, copropriétaire de Rien ne se perd, rien ne se crée.

On ne prétend pas du tout qu’il [masque] bloque la bouche des gens qui auraient éventuellement la COVID-19 sans le savoir, de rejoindre d’autres personnes et de contaminer des gens autour, c’est vraiment ça l’idée, renchérit sa partenaire d’affaires, Évelyne Gélinas.

La propriétaire de la Meraki, Stéphanie Miller, croit que les gens sont maintenant plus au courant des limites du masque. Le sujet a été dans l’actualité depuis le début de la semaine.

Ce dont j’avais peur c’est les gens baissent un peu la garde,qu’ils aient un faux sentiment de sécurité à cause des masques, affirme Mme Miller. Avant tout, on veut que les gens restent chez eux et c’est juste si tu en as vraiment besoin, pour aller à l’épicerie [par exemple]. 

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Mauricie et Centre du Québec

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