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Des médecins de Sherbrooke au front en période de pandémie

Le bilan du nombre de personnes infectées par la COVID-19 s'alourdit encore aujourd'hui en Estrie.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Depuis trois semaines, les médecins de première ligne sont au front pour accueillir les cas les plus critiques de COVID-19. Même s’ils y sont préparés, cette pandémie est du jamais vu dans leur pratique. Deux médecins du CIUSSS de l'Estrie-CHUS témoignent de leur nouveau quotidien.

Le Dr Jean-François Deshaies est urgentologue. Au cours des dernières semaines, sa pratique s’est transformée. D’abord, les urgences ont connu une forte baisse d’achalandage, soit de près de 20 %. Du temps qui fut le bienvenu pour permettre aux équipes de mettre en place les mesures et protocoles nécessaires pour accueillir les premiers cas de COVID-19. Maintenant, il doit revoir ses façons de faire au quotidien, mises à jour sur le traitement de la COVID-19 obligent.

L’urgentologue donne en exemple une journée passée dans la tente de dépistage des cas de COVID-19 où les méthodes ont été modifiées deux fois en douze heures. Un défi pour la transmission de l’information, mais aussi pour la gestion du stress de l’équipe.

 C’est sûr qu’il y a beaucoup de stress dans les équipes, il y a beaucoup d’inquiétudes.

Dr Jean-François Deshaies, urgentologue CIUSSS de l’Estrie-CHUS

Pour sa part, le Dr Yannick Poulin, pneumologue et intensiviste, tient un discours rassurant.À date, ça se passe assez bien, indique le médecin qui s’occupe des cas plus lourds de COVID-19 qui nécessitent une hospitalisation aux soins intensifs. Selon lui, le débit d’admission des malades se fait progressivement et permet, à lui et ses collègues, de prendre le temps nécessaire au traitement des malades de ce coronavirus. Parce que le temps, surtout celui nécessaire à la protection du personnel soignant, est un élément important dans la gestion de la pandémie. 

Même s’il assure que les équipes médicales sont bien préparées, le Dr Poulin reconnaît que la situation actuelle est inquiétante : quelque chose comme une pandémie comme celle-là on espérait ne pas voir ça dans notre vie étant donné que ça fait peur. Ça fait peur à plusieurs personnes et à nous aussi. Parmi les inquiétudes, les deux médecins mentionnent, évidemment, celle d’être soi-même infecté et de devenir un vecteur de transmission. 

On n’a pas le choix. On y va, on est formé pour ça, on est prêt, puis on le fait. Les protections sont adéquates. Si on fait tout bien, ça va bien.

Dr Yannick Poulin, pneumologue et intensiviste au CIUSSS de l’Estrie-CHUS

Le Dr Deshaies rappelle qu’un élément important pour assurer la santé des travailleurs du domaine de la santé est le comportement du reste de la population : C’est sûr qu’on demande à la population de faire leur effort pour s’assurer que le personnel soignant va pouvoir rester en santé et s’occuper d’eux.”

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