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Des travailleurs étrangers au Nouveau-Brunswick sans emploi et sans aide

Portrait d'Amita Mittal avec une fillette.

Amita Mittal originaire de l’Inde se retrouve sans travail et sans aide d’urgence du gouvernement.

Photo : Autre banques d'images / Amita Mittal

Sophie Désautels

Originaire de l’Inde, Amita Mittal se retrouve sans travail et sans aide d’urgence du gouvernement. Son employeur, Louise Durepos, propriétaire du gîte Durepos Bed and Breakfast à Saint-Quentin au Nouveau-Brunswick, ne peut plus lui offrir de travail puisque son cahier de réservation est presque vide.

Normalement, le gîte affiche complet en cette période où la neige est encore abondante dans le nord du Nouveau-Brunswick. Ça fait deux semaines que les sentiers [de motoneige] sont fermés donc le monde vient pas, explique la propriétaire, qui ajoute qu'elle doit toujours payer pour le déneigement de ces sentiers.

Louise Durepos, qui n’arrivait pas à trouver d’employés dans la région, a réussi après bien des démarches à embaucher une travailleuse étrangère.

Une femme dans un gîte avec des décorations de pêche.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Louise Durepos, propriétaire du gîte Durepos Bed and Breakfast depuis 2006.

Photo : Louise Durepos

La jeune femme de 32 ans qu'elle a embauchée est arrivée à Toronto en juin dernier. Avec son permis temporaire en main, Amita Mital a pu déménager au début du mois de février à Saint-Quentin avec sa fille de sept ans. Elle n’a fréquenté l’école qu’une semaine et moi je n’ai travaillé qu’un mois et demi, relate-t-elle.

En raison des nouvelles règles qui limitent les déplacements non essentiels d’une province à l’autre, la propriétaire du gîte s’est retrouvée sans clients et dans l’obligation de mettre fin à l’embauche de sa gérante à la mi-mars. Mme Durepos a tenté d’aider la jeune femme pour qu’elle obtienne un soutien financier des gouvernements, mais sans succès.

Vue extérieure du gîte.

Normalement le gîte Durepos Bed and Breakfast affiche complet en cette période de l'année.

Photo : Autre banques d'images / Louise Durepos

On a essayé de téléphoner, ça marche pas... Je me sens impuissante, on essaye d’aider du mieux qu’on peut, la banque alimentaire aide, on a réussi à lui avoir une réduction de logement et là ça va, mais si ça continue à plus long terme, elle est seule avec sa fille… laisse tomber la propriétaire sur un ton de découragement.

Des centaines de travailleurs sans aide

Si elle a accepté de parler de son cas personnel, ce n’est pas pour se plaindre, mais pour exposer la situation de plusieurs travailleurs étrangers qui passent dans les mailles du filet et qui n’ont pas de recours.

Ce qui est difficile, c’est que je ne sais pas si c’est pour un, deux ou trois mois et quand ça va finir, explique Amita Mittal, qui vit seule avec sa fille et qui n’a pas droit à la prestation canadienne d’urgence de 2000 $ par mois, pour quatre mois, car elle n'a pas gagné 5000 $ au cours des 12 derniers mois.

Titulaires de permis de travail du programme de mobilité international en Atlantique

 

Nouveau-Brunswick

Année 2019 :2710 permis

Janvier et février 2020 : 200 permis

 

Nouvelle-Écosse

Année 2019 : 4800 permis

Janvier et février 2020 : 410 permis

 

Île-du-Prince-Édouard :

Année 2019 : 1485 permis

Janvier et février 2020 : 120 permis

 

Terre-Neuve et Labrador :

Année 2019 : 1770 permis

Janvier et février 2020 : 130 permis

Mon gîte fonctionne très bien, à l’année on a beaucoup de touristes qui viennent de l’Europe, du Québec, on a de plus en plus de monde des États-Unis, mentionne Louise Durepos, qui estime que la saison est à l’eau.

La propriétaire de l’entreprise touristique qui perd tous ses revenus en cette période très achalandée se soucie du bien-être de cette travailleuse étrangère qu’elle a embauchée. Elle ne peut pas s’en retourner dans son pays, son mari est en processus pour qu’il puisse revenir la trouver, mais ce n’est pas possible, ça fait qu’on est tristes.

En attendant, Amita Mittal se croise les doigts pour trouver une façon de subsister jusqu’à la fin du confinement et de la crise économique.

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