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Report du début de saison de la LCF : pas une surprise pour les joueurs du Rouge et Noir

Antoine Pruneau, Corey Tindal Sr.et B.J. Cunningham courent après la ballon.

La saison de la Ligue canadienne de football ne débutera pas avant juillet (archives).

Photo : The Canadian Press / Adrian Wyld

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les joueurs du Rouge et Noir d'Ottawa s’y attendaient depuis quelques semaines déjà. La Ligue canadienne de football (LCF) a officialisé, mardi, que son début de saison était repoussé jusqu’en juillet en raison de la pandémie de COVID-19.

Après le prolongement jusqu'au 30 juin de l’interdiction de rassemblements dans des villes comme Ottawa et Toronto, il était clair dans l’esprit des athlètes qu’ils ne disputeraient pas leur premier match de la saison 2020 en juin.

Au moins là, on a un peu plus une idée d'où on s’en va, lance Jean-Philippe Bolduc. Mais j’ai quand même hâte de recommencer à jouer au football.

Son ancien colocataire, Antoine Pruneau, a bon espoir qu’il y aura une saison cette année — reste à savoir la forme qu’elle prendra. La LCF dit étudier toutes les possibilités.

« À Ottawa, tout le monde a l’air de continuer de travailler comme s’il y allait avoir une saison cette année. »

— Une citation de  Antoine Pruneau, Rouge et Noir d'Ottawa

Le maraudeur ne ferme pas la porte à un calendrier complet de 18 matchs qui se terminerait en décembre. On s’en souviendrait longtemps de cette saison-là, raconte-t-il, à moitié sérieux.

Pruneau est le représentant du Rouge et Noir au sein de l’Association des joueurs de la LCF. Il a été au cœur de nombreuses discussions au cours des dernières semaines. Il incite ses coéquipiers à être prêts au pire, juste au cas.

Je ne pense pas que la saison est annulée, mais j’aime mieux de dire aux gars de se préparer en fonction de ça. Avant qu’il y ait 28 000 personnes dans un stade, on est loin de là, insiste le vétéran de six saisons.

Pas de paye en attendant le début de la saison

L’incertitude entourant la saison représente un fardeau financier pour de nombreux joueurs de la LCF. Ces derniers ne sont payés que lorsque l’équipe est en action. Ceux qui s’attendaient à recevoir leur premier chèque de paye au début juin devront donc composer avec des pertes financières.

Ça inquiète beaucoup les gars, avance Pruneau. Le malheur, c’est qu’on se fait juste payer les jours de matchs. Il y a beaucoup de gars qui n’ont pas de bonus pendant la saison morte. Si tu n’as pas l’argent de ces six mois-là, ce n’est pas évident pour le reste de l’année.

« Sachant que tout le monde est dans le même bateau, ça nous réconforte un peu. On sait qu'il n'y a personne à montrer du doigt, donc on espère pour le mieux. »

— Une citation de  Jean-Philippe Bolduc, Rouge et Noir d'Ottawa

C’est sûr que financièrement, c’est plus difficile que ça l’a déjà été, mentionne Bolduc, un demi défensif, spécialiste des unités spéciales. Je m’enlignais pour la saison la plus payante de ma carrière, mais bon.

Jean-Philippe Bolduc effectue un plaqué sur un rival torontois.

Jean-Philippe Bolduc a hâte de retrouver le terrain de football.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Un entraînement plus créatif

Les joueurs de la LCF passent une bonne partie de leur saison morte à s’entraîner en vue de l’ouverture du camp. Sauf qu’avec la fermeture des salles d’entraînement et des terrains, ils doivent faire preuve d’un peu plus d’imagination qu’à l’habitude.

Pruneau a acheté quelques morceaux de bois à sa quincaillerie locale pour se construire une pièce d’équipement qu’il ne réussissait pas à trouver en ligne parce que les stocks étaient écoulés.

Je ne suis pas plus maillet qu’un autre, je me suis dit que je pourrais faire ça. Mon père et mon beau-père m’ont prêté des outils, je pense qu’ils seraient bien déçus si je n’étais pas capable, a lancé le Québécois, avec le même humour dont il fait preuve depuis qu’il a été repêché par le Rouge et Noir en 2014.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Son ami et coéquipier s’est mis au jogging, par obligation. Avant, j’avais une haine envers la course, mais la situation nous impose qu’on peut pas mal juste courir sur les trottoirs étant donné que les parcs et les terrains sont fermés, explique Bolduc, qui avoue ne pas encore porter l’activité dans son cœur.

Ce dernier s’est aussi découvert un talent pour la cuisine et s’est inscrit à deux cours universitaires en ligne pour meubler ses journées : le premier en finances de l’Université Yale et le deuxième en comptabilité à l’Université de Hong Kong.

Pruneau se tient aussi occupé, en s’occupant du petit Charles, né le mois passé. Si le joueur aime de ne pas avoir à séparer son temps entre sa carrière et son rôle de père pour le moment, il a hâte de retrouver le terrain de la Place TD, surtout après la saison de misère qu’a connu le Rouge et Noir en 2019.

On avait de nouveaux entraîneurs à qui on voulait se prouver. C’est une année qui allait être excitante comme joueur. C’est difficile d’avoir fait toute cette préparation-là et que là, tout est un peu en suspens et on ne sait pas ce que l’avenir nous réserve, termine-t-il.

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