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L'usine Olymel prépare sa réouverture à Yamachiche

Des employés d'Olymel au travail.

98 employés sont maintenant infectés par la COVID-19 à Yamachiche.

Photo : Radio-Canada

L’usine d’Olymel à Yamachiche est considérée comme un foyer d’éclosion de la COVID-19 par la santé publique. D’ailleurs, le 29 mars, l’entreprise annonçait la fermeture de son usine pour 14 jours. Depuis, la compagnie procède à la désinfection des lieux sous la supervision de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail et de l’agence d’inspection des aliments du Canada.

À l’aube de sa réouverture, la direction confirme que des mesures de sécurité additionnelles seront mises en place.

Pour le moment, nous n’avons encore aucune date d’ouverture à communiquer. Nous avions déjà des protocoles très stricts en abattoir, mais on va ajouter de nouvelles mesures, souligne le porte-parole de la compagnie, Richard Vigneault.

98 travailleurs sont aujourd’hui porteurs de la COVID-19. Le virus semble s’être répandu comme une traînée de poudre sur la chaîne de travail, où les employés peuvent difficilement garder une distance sécuritaire de deux mètres.

Parmi les solutions explorées, on peut installer des séparateurs de personnes en plexiglas ou en plastique, affirme M. Vigneault. On peut aussi demander à chacun de porter une visière en plus de ce qu’il porte déjà comme équipement de sécurité.

Chasse aux sorcières

Dès la fermeture, il a été fortement recommandé que tous les employés se placent en isolement préventif pour deux semaines. Par contre, bien avant la fin de cette période, plusieurs ont été vus dans le village et même, dans certains commerces, ce qui inquiète plusieurs de leurs voisins.

On espère seulement qu’ils ne sont pas infectés et qu’ils vont en infecter d’autres, lance un passant.

Dans le petit village de 2800 habitants, ils sont nombreux à décrier la situation. Tellement, que le maire Paul Carbonneau a jugé bon de faire un appel au calme.

Sur les 1000 travailleurs de l’usine, seulement 114 demeurent à Yamachiche. Les autres, c’est dans les environs et même jusqu’à Montréal. On a demandé à la Sûreté du Québec de patrouiller plus souvent, être visible et on demande à ce que les gens respectent les consignes gouvernementales. La situation est sérieuse, mais il faut aussi se faire rassurant. Les mesures mises en place semblent fonctionner, explique-t-il.

Les travailleurs sont inquiets à l’idée de retourner dans quelques jours au travail, mais tant à la compagnie qu’à l’hôtel de ville, on les remercie pour leur effort en temps si difficile.

« Ce n’est pas comme une usine de bois. La chaîne alimentaire doit continuer et l’usine doit relancer ses activités. Je vois nos producteurs de porcs qui sont aussi inquiets. Il faut continuer d’alimenter les gens », explique M. Carbonneau.

D’autres usines touchées

Lundi, un premier cas a été confirmé dans deux autres usines du groupe, à La Fernandière qui produit de la saucisse à Trois-Rivières, ainsi qu’à l’usine de transformation du secteur Cap-de-la-Madeleine.

« Encore une fois, on s’assure que les personnes qui ont été en contact avec les cas confirmés puissent être préventivement mises en quarantaine », rassure le porte-parole de la compagnie.

Pour le moment, Olymel n’envisage pas de fermer ces deux plans de travail.

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Mauricie et Centre du Québec

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