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La sécurité des travailleurs avant la production de viande, plaide le syndicat

Des employés d'Olymel au travail.

Des employés d'Olymel au travail.

Photo : Radio-Canada

Inquiète des récentes éclosions de COVID-19 dans des usines de transformation de viande du Québec, la Fédération du commerce de la CSN (FC-CSN) interpelle le premier ministre François Legault pour qu’il serre la vis aux employeurs, et ce, quitte à ralentir la production.

Au moins trois employés de l’usine Olymel de Vallée-Jonction ont reçu des diagnostics de COVID-19 et plusieurs autres à l’abattoir de Yamachiche qui est d’ailleurs fermé jusqu’à la semaine prochaine.

« La transformation des viandes c'est le secteur le plus à risque dans la transformation alimentaire, » affirme le président de la FC-CSN, David Bergeron-Cyr.

« Le travail est extrêmement physique, c’est très difficile pour le corps, les gens sont exténués après une journée de travail, ce qui les rend plus vulnérables à attraper un virus.»

Des risques accrus

Le syndicaliste souligne aussi que la proximité des travailleurs sur les chaînes de production augmente les risques de contracter la maladie.

M. Bergeron-Cyr soutient que le protocole de l’Institut national de la santé publique pour l'industrie des abattoirs en contexte de COVID-19 est trop permissif.

Il y a trop de latitude donnée aux employeurs concernant le deux mètres et la distanciation sociale dans ce protocole-là.

David Bergeron-Cyr, président de la FC-CSN

Le médecin-conseil de l'Institut de santé publique du Québec, Stéphane Caron, a collaboré à l'élaboration du protocole.

Il souligne que dans plusieurs emplois, il y a des tâches qui sont indispensables qui doivent être réalisées à moins de deux mètres et qu'il faut continuer à accomplir pour maintenir le service essentiel. Donc dans ce contexte-là, il est difficile de rendre les mesures de distanciation obligatoire si on veut être capable de maintenir les services essentiels.

C'est sûr que ces recommandations-là doivent être mises en place par les milieux de travail et la CNESST a un rôle à jouer dans le respect des mesures qui sont recommandées, précise le médecin-conseil.

Dans une lettre envoyée au bureau du premier ministre, la FC-CSN demande que le gouvernement passe des recommandations aux obligations quitte à ralentir la production pour mieux protéger les travailleurs.

La COVID-19 dans la grande région de Québec

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