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Après le papier toilette, les consommateurs se ruent sur les semences

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Une personne met une graine en terre.

Une personne met une graine en terre.

Photo : iStock

À l’heure où les consommateurs craignent une éventuelle pénurie de denrées alimentaires, beaucoup décident de faire pousser leur propre nourriture. Toutefois, la pression est forte sur les entreprises de jardinage qui peinent à suffire à la demande.

Les entreprises liées au jardinage ont été désignées comme étant un service essentiel en Colombie-Britannique.

Pour maintenir le cap durant la pandémie de COVID-19, Conor Preston, cogérant de la boutique Figaro’s Garden, à Vancouver, demande à ses clients de passer leur commande par le site Internet de l'entreprise.

Des pots dans lesquels se trouvent des plantes.

La demande de graines de plantes a augmenté depuis le début de la pandémie en Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada

Avec un nombre réduit d'employés pour respecter les mesures de distanciation physique, M. Preston dit manquer de temps pour acheminer toutes ses commandes. Pourtant, ces dernières sont nombreuses chaque jour.

Notre plus grosse vente reste les graines de tomates, puis de chou kale et de concombre, dit-il.

Pour le copropriétaire de la boutique, cette augmentation des ventes de graines est clairement liée à la pandémie de la COVID-19.

Un panneau qui indique qu'il est important de garder ses distances même en jardinant.

Ce panneau précise qu'il est primordial de garder ses distances les uns des autres pendant la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Hélène Bardeau

Commande en attente de livraison

Madeleine Walton se rend très régulièrement au jardin communautaire situé rue Cypress pour faire pousser ses fruits et légumes. Elle explique être toujours en attente de sa commande de semences effectuée il y a plusieurs semaines auprès du fournisseur West Coast Seeds.

Quand j’ai passé ma commande, ils [West Coast Seeds] m’ont bien fait comprendre que ça allait prendre plus de temps qu’à l’habitude.

Madeleine Walton, jardinière amatrice
Madeleine Walton en train de jardiner. Elle porte un bonnet sur sa tête, mais aussi un masque de protection au niveau du visage.

En temps normal, Madeleine Walton reçoit ses graines de plantes en deux jours.

Photo : Radio-Canada / Hélène Bardeau

Alex Augustyniak, directeur général de West Coast Seeds, est bien conscient des retards de livraison entraînés par la pandémie. Il se veut rassurant sur ses stocks actuels de graines et confirme que plusieurs types de graines sont encore disponibles sur le marché.

Nous n’avons pas une pénurie de graines, nous avons juste beaucoup de difficultés à faire parvenir nos livraisons en ce moment, dit-il.

Pour respecter les règles de distanciation physique, il explique avoir réduit ses effectifs de 20 à 8 personnes au sein de son entrepôt.

Si une pénurie de graines était à venir, il souligne posséder un stock de sécurité pour les fermiers et les clients avec lesquels il traite.

L'entrée d'un jardin communautaire à Vancouver.

Avec la peur de manquer de nourriture en ces temps de pandémie, beaucoup de personnes veulent faire pousser leurs propres fruits et légumes.

Photo : Radio-Canada / Hélène Bardeau

L’entraide entre jardiniers

Kate Gole se rend au jardin communautaire de la rue Cypress depuis plus de 30 ans. Si elle a entendu certains jardiniers amateurs manquer de graines, elle ne se trouve pas dans cette situation.

Je garde mes graines d’une année à l’autre et j’ai des sachets en plus chez moi aussi.

Kate Gole, jardinière amatrice
Une femme d'une soixantaine d'années en train de jardiner.

Kate Gole n'a pas peur de manquer de semences, car elle en a toujours en réserve.

Photo : Radio-Canada / Hélène Bardeau

Même son de cloche pour Madeleine Walton. « Demandez aux autres jardiniers dans votre quartier, affichez une pancarte à votre fenêtre et je suis persuadée que des gens vont pouvoir partager leurs graines », affirme-t-elle.

Cette passionnée de plantes à la main verte a d’ailleurs des conseils pour les personnes qui sont en recherche de graines : On peut partager des graines sans problème et ça va pouvoir tenir une saison.

Malgré les difficultés rencontrées par son entreprise durant la pandémie, Alex Augustyniak reste positif.

S’il y a bien une chose incroyable avec ce qu’on vit, c’est de voir de plus en plus de gens jardiner et cultiver leur propre nourriture, admet-il.

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