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Une collaboration remarquée entre les conseillers municipaux

Le maire Régis Labeaume durant le conseil municipal en vidéoconférence.

Photo : Source : diffusion vidéo du conseil municipal

La crise qui sévit partout dans le monde joue un rôle dans les échanges entre les politiciens de différentes allégeances et la Ville de Québec n'échappe pas à cette tendance.

Le premier conseil municipal de la Ville de Québec en vidéoconférence s’est déroulé rondement lundi soir. Tous les élus s’étaient entendus à l’avance pour éliminer certains tours de parole. Le ton était davantage à la collaboration qu’à la confrontation.

Il n’y a pas eu de débats acrimonieux, comme ceux qu’on observe parfois au conseil municipal de Québec notamment entre le maire et le chef de l’opposition, Jean-François Gosselin.

Il y a des gens présentement, des commerces aussi, qui se battent pour leur survie, pour aider les citoyens qui en ont le plus besoin. On veut se concentrer là-dessus et on offre notre collaboration à l’administration, affirme le chef de Québec 21.

Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin

Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin

Photo : Radio-Canada

Le maire, les partis d’opposition et les conseillers indépendants ont accepté de mettre la partisanerie de côté et de reporter les débats politiques à plus tard.

L’administration Labeaume a d’ailleurs accepté, lundi, que Québec 21 utilise ses installations et la salle de la Ville pour tenir une conférence de presse, une première.

On a un beau modèle au niveau du gouvernement provincial. On met de côté, pendant le temps de la pandémie, les histoires à but politique reliées aux idéaux des partis. Tout le monde est d’accord pour fonctionner de façon à ce que ce soit plus simple, observe le président du conseil par intérim, Vincent Dufresne.

Le président intérimaire du conseil municipal, Vincent Dufresne

Le président intérimaire du conseil municipal, Vincent Dufresne

Photo : Radio-Canada

Une stratégie?

Le doctorant du Groupe de recherche en communication politique de l’Université Laval, Philippe Dubois, y voit tout de même une décision stratégique.

Dans les circonstances, il n’y a pas un parti qui va vouloir porter l’odieux d’attaquer en premier. Les citoyens n’ont pas le goût d’assister à un jeu partisan. Ils ont besoin d’être rassurés, de voir que leurs élus collaborent pour trouver des solutions, affirme-t-il.

Le changement de ton n’a tout de même pas empêché Régis Labeaume de décocher quelques flèches, au début de conseil, à l’endroit du conseiller Jean Rousseau, qui réclame une baisse de taxes pour les commerçants.

Jean Rousseau ne s’en formalise pas.

Il est important de faire part de ce fardeau, de cette difficulté. Il faut trouver d’autres solutions. On a eu des éléments de solutions qui sont des prêts, de l’aide. Je me rallie, très satisfait, mais on devra avoir le débat plus tard sur la charge fiscale, avance-t-il.

Le conseiller municipal Jean Rousseau

Le conseiller municipal Jean Rousseau

Photo : Radio-Canada

Plusieurs élus disent souhaiter que ce changement de ton à l’hôtel de ville de Québec se poursuive au-delà de la pandémie.

J’espère que ça puisse se traduire par une plus grande écoute, une plus grande collaboration à l’hôtel de ville. Je suis prêt à le faire. Il faut accepter qu’on puisse ne pas être d’accord sur tout et avancer, mentionne Jean Rousseau.

Philippe Dubois croit qu’il s’agit d’un vœu pieux.

Une fois que tout le monde va s’être mis en mode crise et qu’on va opérer la Ville et la joute politique en mode crise, là il y a un risque qu’un élu décide de tenter une attaque, estime-t-il.

Avec les informations d'Olivier Lemieux

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