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Donald Trump menace de suspendre la contribution américaine à l'OMS

Donald Trump lors d'une conférence de presse.

Donald Trump accuse l'OMS de mal gérer la pandémie de COVID-19.

Photo : Getty Images / Chip Somodevilla

Agence France-Presse

Donald Trump a menacé mardi de suspendre la contribution des États-Unis à l'Organisation mondiale de la santé (OMS), car il dénonce sa gestion de la pandémie du coronavirus et une attitude à ses yeux trop favorable à Pékin.

Nous allons suspendre [le versement] des sommes destinées à l'OMS, a déclaré le président des États-Unis lors de son point de presse quotidien depuis la Maison-Blanche.

Quelques minutes plus tard, cependant, il a fait marche arrière dans une certaine confusion, en affirmant qu'il souhaitait seulement étudier cette possibilité. Je ne dis que pas que je vais le faire, mais nous allons examiner cette possibilité, a-t-il déclaré, en contredisant sa déclaration initiale.

Mais quel est l'objet de la frustration présidentielle vis-à-vis de cette agence de l'ONU dont le siège est à Genève? L'attitude de cette dernière vis-à-vis de Pékin.

Tout semble très favorable à la Chine, ce n'est pas acceptable, a-t-il déclaré.

Ils reçoivent des sommes énormes de la part des États-Unis, a-t-il insisté. Ils ont critiqué la fermeture des frontières [aux personnes venues de Chine] quand je l'ai annoncée, et ils ont eu tort, a-t-il ajouté.

Ils ont eu tort sur beaucoup de choses, a-t-il martelé, sans donner plus de précisions.

Lors de son point de presse quotidien, le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric, a rejeté mardi les critiques du président américain contre son agence spécialisée dans la santé, sans parler toutefois de ses liens avec la Chine.

Pour le secrétaire général [Antonio Guterres], il est clair que l'OMS, sous la direction du docteur Tedros Adhanom [Ghebreyesus], a fait un énorme travail sur la COVID-19 en soutenant des pays avec l'acheminement de millions d'équipements médicaux et avec de la formation, a-t-il dit.

L'OMS a montré la force du système de santé international, a aussi jugé le porte-parole, en rappelant l'énorme travail réalisé dans le combat contre l'Ebola en République démocratique du Congo et dans les pays voisins, sous la direction de Tedros Adhanom Ghebreyesus, et en mettant ses équipes en première ligne.

« Ce n’est pas le moment pour les blâmes », selon l’envoyé spécial de l’OMS

En entrevue à ICI RDI, l’envoyé spécial de l’OMS chargé d’analyser l’épidémie de coronavirus, le docteur David Nabarro, a également rejeté les critiques du président américain.

On est au milieu d’une bataille énorme entre le genre humain et le virus. Ça demande l’attention de tous. Il faut que tous les chefs d’État travaillent dans la même direction, a-t-il déclaré. Quand cette pandémie sera terminée, beaucoup de gens en feront l’histoire et les enquêtes. Mais ça, c’est pour après et non pas pendant la guerre.

Donald Trump avait déjà rédigé mardi matin un tweet particulièrement virulent à l'encontre de l'organisation.

L'OMS s'est vraiment plantée, avait-il écrit. Étrangement, ils sont largement financés par les États-Unis et pourtant très centrés sur la Chine. Nous allons nous pencher avec attention sur le dossier, avait-il ajouté.

Les États-Unis sont le pays qui compte, de très loin, le plus grand nombre de cas officiellement déclarés de COVID-19 dans le monde.

Le nombre de décès causés par la maladie dans le pays augmente depuis plusieurs jours de plus de 1000 morts quotidiennement, chiffre qui se rapproche peu à peu des macabres records de l'Italie et de l'Espagne.

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