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Les Jeux du Commonwealth à Hamilton en 2026, si la Ville les veut

Vue aérienne de la ville avec ses édifices en hauteur.

Hamilton pourrait accueillir les Jeux du Commonwealth en 2026.

Photo : Radio-Canada / CBC/Terry Asma

La Fédération des Jeux du Commonwealth a demandé à la Ville de Hamilton de considérer la possibilité d'organiser les Jeux de 2026, afin de les sauver. Il s'agit toutefois d'un choix déchirant pour le comité de candidature qui souhaitait organiser les jeux du centenaire de 2030.

La Ville de Calgary, qui devait être la candidate canadienne pour 2026, n'a pu obtenir l'appui financier nécessaire des différents ordres de gouvernement, ce qui a fait échouer le projet.

Ailleurs dans le monde, la crise sanitaire a miné les plans d'autres villes potentiellement intéressées.

Nous sommes préoccupés par le bien des Jeux du Commonwealth. Nous en sommes le lieu de naissance. Ironiquement, et c'est un argument qui se défend, on nous demande maintenant de les sauver!

Une citation de :Lou Frapporti, membre du comité de candidature de Hamilton 100

Les Jeux du Commonwealth ont vu le jour en 1930 à Hamilton, en Ontario. Cependant, l'événement n'y a plus jamais été tenu, étant présenté au Canada en 1954 à Vancouver, en 1978 à Edmonton et en 1994 à Victoria.

Les membres du comité de candidature se rencontreront pour rendre une décision d'ici la fin du mois d'avril. Ils doivent choisir entre la certitude que leur offre la Fédération d'accueillir les Jeux en 2026 et une chance d'organiser ceux de 2030.

Ils veulent qu'on organise les Jeux de 2026 et on n'aura pas à faire face à quelconque opposition. On nous accorderait les Jeux, en fait, précise Lou Frapporti, qui s'est joint au comité Hamilton 100 dès le début de l'aventure.

Des hommes prennent part à une course steeple sur 3000 mètres.

Les derniers Jeux du Commonwealth ont été organisés en 2018 à Gold Coast, en Australie.

Photo : Getty Images / Cameron Spencer

Des jeux pour sortir de la crise

Devenir la ville hôtesse en 2026 pourrait aussi assurer une sortie en douceur de la crise économique qui suivra la pandémie de coronavirus, souligne M. Frapporti. Devancer la tenue d'un événement aussi important assurerait une injection hâtive d'importants investissements et la création de milliers d'emplois dans la communauté.

C'est essentiel considérant tout ce qui se passe, précise l'avocat. Il y aura un besoin criant pour ce genre d'investissement à court terme. C'est une situation très préoccupante.

Aussi nostalgiques soit-on à propos des jeux du centenaire, on parle de milliers d'emplois et de millions de dollars en investissements dans la communauté de Hamilton au cours des cinq prochaines années. Voulons-nous vraiment laisser passer cette occasion?

Une citation de :Lou Frapporti, membre du comité de candidature Hamilton 100

Si Hamilton accepte d'organiser les jeux de 2026 et parvient à obtenir la participation de toutes les parties prenantes, la Ville ne pourra toutefois présenter sa candidature pour 2030. Un pays ne peut accueillir les jeux deux fois de suite, selon les règles établies.

Le président de Jeux du Commonwealth Canada, Brian MacPherson, est le premier à le concéder. La fédération s'est engagée dans une course contre la montre, dont seule Hamilton peut sortir gagnante à court terme.

Qui plus est, l'option de refuser les Jeux de 2026 présente un pari risqué pour Hamilton. La fédération est déjà assurée de nombreuses propositions à travers le monde, dont celles des candidates prévisibles : la Malaisie, l'Inde et Singapour, précise M. MacPherson.

L'Australie, qui a organisé les derniers Jeux à Gold Coast en 2018, a assurément l'oeil sur les jeux du centenaire. Le pays compte accueillir les Jeux du Commonwealth tous les 12 ans. Comme les Jeux de 2022 ont lieu à Birmingham, en Angleterre, et qu'aucune ville australienne n'a levé la main pour 2026, il ne reste plus que 2030.

Il leur faudra décider rapidement parce que ça prend six à sept ans pour planifier et livrer des jeux pareils.

Une citation de :Brian MacPherson, président de Jeux du Commonwealth Canada

On le voit bien à Birmingham. Ils n'ont eu les Jeux que quatre ans et demi à l'avance et ils connaissent beaucoup de retards dans leurs chantiers. La pandémie n'aide évidemment pas leur cause, conclut M. MacPherson qui croit qu'il est dans l'intérêt de Hamilton d'accepter la proposition de la Fédération des Jeux du Commonwealth.

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