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Quand la courbe de la COVID-19 va-t-elle s'aplatir en Ontario?

Une femme avec un masque passe à distance d'un banc public où est assis une autre femme qui regarde la ville de Toronto.

Le temps chaud qui règnait à Toronto le 2 avril 2020 a attiré les gens à l'extérieur malgré les avertissements du premier ministre qui demandait de rester à la maison afin d'empêcher la propagation de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Evan Tsuyoshi Mitsui

La courbe de progression de la COVID-19 s’aplatit-elle en Ontario? La question est complexe, néanmoins, le médecin-hygiéniste en chef de l'Ontario croit que la province est « sur la bonne voie ».

Le Dr David Williams constate que la hausse de 462 nouveaux cas observée le 3 avril n'a pas été dépassé depuis. Il ajoute cependant qu'il est trop tôt pour affirmer qu'il s'agit bel et bien du sommet de la courbe pour la province.

[On remarque] une tendance dans la bonne direction.

Dr David Williams

Les appels auprès de Télé-Santé sont d'ailleurs en baisse, selon le Dr Williams, ce qui peut être un bon signe. Un autre constat positif selon la santé publique : moins d'Ontariens se rendent dans les centres de dépistage de la COVID-19.

Le médecin-hygiéniste de la province explique la baisse du nombre de tests effectués au cours des derniers jours par le fait que moins de personnes ont voyagé, moins de personnes ont été en contact avec un individu contaminé et peut-être que moins de gens ont des symptômes.

Selon le Dr David Williams, les mesures mises en place pour limiter la propagation de la COVID-19, comme la distanciation physique, contribuent à aplanir la courbe de progression de la maladie.

Il faudrait tester plus de gens pour ne rien manquer.

Dr David Williams

Le Dr Williams et la médecin-hygiéniste adjointe de la province, Barbara Yaffe, encouragent d'ailleurs les Ontariens avec des symptômes de se faire tester, maintenant que plus de tests peuvent être faits.

Avant d'affirmer que la courbe s'aplatit, la santé publique souhaite avoir un plus grand échantillonnage pour pouvoir dresser le portrait le plus réel de la situation en Ontario.

Un graphique montre que les mesures actuelles permettent d'éviter 4400 morts.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

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Photo : Radio-Canada / Camile Gauthier

Selon le Dr Peter Donnelly, président et chef de la direction de Santé publique Ontario, entre 3000 et 15 000 Ontariens perdront la vie d'ici la fin de la pandémie si les mesures d'isolement actuelles sont maintenues.

Les modèles épidémiologiques comme celui-ci sont réévalués à mesure que changent les actions des citoyens.

Un système de santé publique modèle en Colombie-Britannique

En Colombie-Britannique, le nombre de cas actifs et le nombre d'hospitalisations sont stables depuis un peu plus d'une semaine.

La courbe de croissance de la COVID-19, du moins à ce stade, a été aplatie.

Le Dr David Fisman, professeur d'épidémiologie à l'Université de Toronto, attribue, entre autres, cette situation à un système de santé publique fonctionnel avec une intégration des laboratoires, de l’épidémiologie et des services et à une mise en place rapide des mesures de confinement, en Colombie-Britannique.

Je pense que l'Ontario est à la traîne.

Dr David Fisman

Ici, en Ontario, nous éprouvons depuis longtemps des difficultés avec la culture du leadership en santé publique, dit-il.

Selon David Fisman, il a fallu plus de temps pour que le premier ministre, Doug Ford, ne prenne les devants et agisse.

Avec les informations de Natasha MacDonald-Dupuis et Justin McElroy.

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