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Légumes québécois cherchent acheteurs locaux

Des cageots remplis de choux verts.

Ces choux produits par la ferme Norvie sont normalement destinés au secteur de la restauration, mais puisque plusieurs restaurants sont fermés ou qu'ils ont réduit leurs activités, ils demeurent invendus.

Photo : Radio-Canada / François Genest

Radio-Canada

Alors que l'autosuffisance et l'achat local sont encouragés par nos gouvernements, un producteur de légumes de la Mauricie lance un appel à l'aide.

Les entrepôts de la ferme Norvie de Saint-Étienne-des-Grès débordent de choux. Son propriétaire, Normand Bournival, est incapable de vendre 24 000 poches de choux verts, l'équivalent de plus 544 000 kilos de légumes.

Les choux sont normalement destinés au secteur de la restauration, mais puisque plusieurs restaurants sont fermés ou qu'ils ont réduit leurs activités, ils demeurent invendus.

Certaines épiceries de la région ont acheté quelques caisses de choux, mais l'agriculteur reste avec des surplus.

Un homme tient un chou vert.

Propriétaire de le ferme Norvie à Saint-Étienne-des-Grès, Normand Bournival cherche des acheteurs pour ses choux, normalement achetés par l'industrie de la restauration.

Photo : Radio-Canada / François Genest

Normand Bournival déplore que, pendant ce temps, des choux de l’état américain de la Géorgie aient traversé la frontière.

Découragé, le propriétaire de la ferme Norvie s'est tourné vers son député, le caquiste Simon Allaire. Au bureau du député de Maskinongé, on indique avoir mis le producteur en lien avec le MAPAQ, qui lui a proposé l'aide de différents programmes de la financière agricole.

Une situation répandue au Québec

L'Association des producteurs maraîchers du Québec indique que l’agriculteur de Saint-Étienne-des-Grès n’est pas seul dans sa situation. En plus des choux, des oignons, des carottes, des betteraves et d'autres légumes racines qui se conservent en hiver au Québec cherchent aussi preneurs.

Le regroupement a entrepris des pourparlers avec l'Association québécoise de la distribution de fruits et légumes.

Le système de dépannage doit se mettre en place et les habitudes des différents acteurs sont difficiles à changer, croit l'Association des producteurs maraîchers. Elle rappelle que la mise en marché est la responsabilité des producteurs eux-mêmes.

Avec les informations de Maude Montembeault

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Mauricie et Centre du Québec

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