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Pourquoi la Colombie-Britannique réussit-elle à aplatir sa courbe?

Une patiente placée sur une civière est extraite d'une ambulance près d'un hôpital.

Le nombre d'hospitalisations est moins élevé en Colombie-Britannique qu'en Ontario et au Québec.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Le nombre de personnes atteintes de la COVID-19 qui sont hospitalisées reste stable depuis plusieurs jours en Colombie-Britannique, contrairement à l’Ontario et au Québec, les deux provinces les plus touchées par l’épidémie. Une question de préparation, mais aussi de chance, affirme la médecin hygiéniste en chef de la province, Bonnie Henry.

Une partie de [cet aplatissement de la courbe] a été favorisée par le système qu’on avait en place pour détecter les cas, et une autre partie est due à la chance et aux hasards du calendrier, a affirmé la Dre Henry, lundi.

Le nombre total d’hospitalisations, qui avait atteint 149 le 2 avril, a cessé de grimper depuis dans la province.

Un système de santé publique modèle

Selon le professeur d’épidémiologie de l’Université de Toronto David Fisman, les établissements de santé publique de la Colombie-Britannique sont depuis longtemps un modèle pour le reste du pays.

Vous avez un système de santé publique fonctionnel, avec une intégration des laboratoires, de l’épidémiologie et des services, explique-t-il.

La Colombie-Britannique a ainsi été en mesure de réagir tôt, avec une réponse uniformisée. Selon le Dr Fisman, cette réaction et les messages communiqués au public ont été enclenchés avant que la crise ne soit dans la mire de la plupart des politiciens.

En Ontario, par exemple, souligne David Fisman, il a fallu plus de temps pour que le premier ministre, Doug Ford, ne prenne les devants et agisse.

La semaine de relâche, moment tournant

Par exemple, le 12 mars, quelques jours avant la relâche scolaire, la médecin hygiéniste en chef, Bonnie Henry, recommandait aux Britanno-Colombiens d’éviter tout voyage non essentiel hors du pays.

Plusieurs conseils scolaires avaient déjà annulé leurs voyages scolaires.

En Ontario, Doug Ford encourageait plutôt les familles à « passer un bon moment et à s'amuser » pendant leurs vacances.

Le calendrier scolaire a aussi favorisé la Colombie-Britannique, comme l’a affirmé à plus d’une reprise le directeur de la santé publique du Québec, le Dr Horacio Arruda : les deux semaines de relâche avaient lieu plus tard dans la province de l’Ouest.

Nous avons tiré les leçons du Québec, explique la Dre Henry. La relâche y avait lieu deux semaines avant la nôtre, et les gens sont revenus à la maison depuis des endroits comme la France, parfois malades.

Aussi une question d’expérience

David Fisman reconnaît aussi l'importance de l’expérience de Bonnie Henry en matière de gestion de crise, à Toronto lors de l’épidémie du SRAS, en 2003, et en Colombie-Britannique lors de l’épidémie de H1N1.

Bonnie Henry reste et répond aux questions lors des conférences de presse, et elle ne cache pas la vérité, dit-il. Elle reste franche, honnête et sensible.

Comme une partie de la réussite de l’intervention repose sur l’altruisme [...] avoir une leader qui peut bien expliquer que tout le monde est touché par la situation et qui montre de manière convaincante pourquoi chacun doit faire sa part, c’est très important, ajoute-t-il.

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure

Avec des informations de Justin McElroy

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Colombie-Britannique et Yukon

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