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Familles divisées, gardes partagées en temps de pandémie

Une fillette est heureuse de revoir son père.

La garde partagée complique le quotidien en temps de pandémie.

Photo : iStock

Radio-Canada

Si la garde partagée peut être parfois difficile, les parents séparés font face à des défis supplémentaires pendant le confinement. Danica Audette, de l'organisme Pluri-elles, leur conseille de garder l’essentiel en tête : la communication et le bien-être de leurs enfants.

Selon les plus récentes données de Statistique Canada sur la famille, en 2016, au moins 3 enfants sur 10 vivaient soit dans une famille monoparentale, soit dans une famille recomposée.

Chaque famille a son lot de réalités à gérer. Toutefois, selon Danica Audette, conseillère en entraide à Pluri-elles, tous les parents doivent arriver à s’entendre sur les règles de confinement, dont les façons de faire l’école à la maison.

Il y a des nécessités qui doivent être discutées. [...] Les parents qui ne communiquent pas bien ou bien les couples qui présentent des tensions [pourraient les voir] ressortir. Cela va être plus difficile pour les parents, mais pour les enfants aussi, prévient-elle.

S'ajuster aux nouvelles circonstances

Sylvie Laurencelle a la garde partagée de ses deux adolescentes de 13 et 16 ans avec son ex-conjoint depuis deux ans. Si leur relation était déjà bonne, elle raconte avoir en effet eu plusieurs discussions avec lui, ses dernières semaines, à mesure de l’évolution de la situation, pour établir certaines lignes directrices.

Quelque chose qu’on ne faisait pas avant, chaque autre semaine, quand les enfants sont chez l'un, on invite l'autre parent pour un souper, ça brise la semaine un peu, ajoute-t-elle.

Après plusieurs semaines de confinement, il se peut que certains parents soient à bout de nerfs, confinés avec leurs adolescents difficiles. Danica Audette leur conseille d’être patients. Il est important de discuter de la façon dont chacun vit ces moments, dit-elle, car ils sont difficiles pour tous.

[Il faut] garder en tête que les réactions de vos enfants peuvent être liées au stress qu’ils ne montrent pas, des façades de la pandémie que vous ne voyez pas, dit-elle.

Profiter du temps ensemble

Sylvie Laurencelle dit de son côté avoir plus de difficultés à laisser partir ses filles toutes les semaines. Le côté positif de la situation, dit-elle, est qu’elle profite davantage de ses enfants.

On n’a pas d'activités, il n’y a pas de volleyball, pas de leçons de musique, pas de va-et-vient chez des amis. Quand je suis à la maison, je suis à la maison, dit-elle.

Avec les informations d'une entrevue de Sylvie Laurencelle et de Danica Audette réalisée par l'émission Le 6 à 9.

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