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La microbrasserie Le temps d’une pinte se transforme en pleine incertitude

Un verre de bière.

La microbrasserie Le temps d'une pinte a dû renouveler son offre depuis le début de la crise sanitaire.

Photo : Facebook / Le temps d'une pinte

Radio-Canada

La microbrasserie de Trois-Rivières Le temps d’une pinte a complètement revu son plan d’affaires depuis la fermeture de sa salle à manger et le déclenchement de la crise sanitaire au Québec.

On a transformé complètement nos activités et on voit au jour le jour ce qui se passe, a relaté l’un des cofondateurs de la microbrasserie, Alex Dorval, en entrevue à Facteur matinal.

Gros plan sur des assiettes de tartares.

La salle à manger de la microbrasserie Le temps d'une pinte est fermée depuis le 17 mars.

Photo : Facebook / Le temps d'une pinte

Le restaurant de la rue Notre-Dame représente en temps normal 90 % du chiffre d’affaires de l’entreprise. Devant la fermeture obligatoire de sa salle à manger il y a quelques semaines, Le temps d’une pinte a dû revoir son offre et ajouter des plats disponibles pour livraison ou à emporter.

La microbrasserie a aussi misé sur la mise en canettes de ses stocks de bière pour développer de nouveaux points de vente, tant en épicerie que dans les dépanneurs de la région. C’est une des avenues qui nous donne un peu de souffle, a souligné Alex Dorval.

La créativité, c’est un peu notre dernière ressource pour trouver des alternatives et passer au travers de cette crise-là.

Alex Dorval, cofondateur de la microbrasserie Le temps d'une pinte

Les produits de la microbrasserie sont maintenant disponibles sur les tablettes des épiceries IGA et le seront également dans les épiceries Metro à compter de mercredi.

Investir sans savoir si le client pourra suivre

La transformation comporte cependant son lot d’incertitudes. On se rend compte que pour prendre de nouveaux marchés, il nous faut être adaptés; ça prend des investissements. Tout ça se passe alors qu’on ne sait pas si on se dirige ou si on est déjà en récession et qu’il n’est pas certain que notre consommateur va pouvoir continuer à nous suivre.

On avance dans le noir comme la plupart des entreprises qui essaient de s’adapter à la crise.

Alex Dorval, cofondateur de la microbrasserie Le temps d'une pinte

Comme beaucoup d’autres entreprises, Le temps d’une pinte suit avec intérêt les différentes annonces de programmes d’aide mis de l’avant par Québec et Ottawa.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

S’il applaudit les différentes initiatives gouvernementales, Alex Dorval trouve cependant qu’il n’est pas simple de s’y retrouver et d’aider ses employés à comprendre les démarches à suivre pour profiter des différents programmes. Comme il y a [de nouveaux programmes] tous les jours et que les conditions ne sont pas toujours déjà écrites, ça devient très complexe.

Le temps d’une pinte fonctionne sous un mode coopératif. Quelques jours avant le déclenchement de l’urgence sanitaire, l’entreprise a dû mettre à pied ses employés.

Elle en a réengagé quelques-uns depuis, mais Alex Dorval ne croit pas pouvoir réembaucher les 45 à 70 employés qui travaillent normalement au sein de la microbrasserie pendant la saison estivale.

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