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Hausse d’achalandage dans les banques alimentaires en Outaouais

Un sac en papier brun avec le logo de Moisson Outaouais.

Moisson Outaouais distribuera 5 $ de denrées alimentaires pour chaque don de 1 $ reçu dans le cadre de la Grande collecte virtuelle.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Quatre mille personnes de plus par mois demandent de l’aide alimentaire aux 41 organismes membres de Moisson Outaouais depuis le début de la pandémie de COVID-19.

Ce sont 16 000 personnes au total qui ont recours aux banques alimentaires en Outaouais depuis la fermeture des entreprises et des commerces non essentiels, ce qui a mené à d'importantes pertes d'emplois.

Cette hausse d’achalandage a des impacts sur les provisions de Moisson Outaouais ainsi que sur ses activités, comme la collecte de denrées.

Nous devons faire les provisions nécessaires pour répondre aux besoins croissants. Nous prévoyons une hausse de 200 % en milieu rural et 75 % en milieu urbain, indique le directeur général de Moisson Outaouais, Armand Kayolo.

Tout le monde peut aller dans les banques alimentaires, et c’est quelque chose que nous vivons actuellement.

Armand Kayolo, directeur général de Moisson Outaouais

L'organisme a distribué 74 500 kilos de denrées au mois de mars, comparativement à 43 700 kilos pour le même mois l’année précédente.

Une collecte de dons en ligne

Moisson Outaouais lance une Grande collecte virtuelle du 7 au 30 avril pour remplacer sa collecte de denrées printanière annuelle. C’est pour s’adapter à la pandémie de COVID-19 que la banque alimentaire régionale a lancé une plateforme virtuelle.

Au mois d’avril, Moisson Outaouais mobilise habituellement 126 bénévoles dans une dizaine d’épiceries de la région pour recueillir les dons en argent ou en denrées non périssables pour sa Grande collecte printanière. Celle-ci vise à assurer le maintien des réserves pour la saison estivale.

Diane Dupont-Cyr, présidente du C. A., et Armand Kayolo, directeur général de Moisson Outaouais dans l'entrepôt de l'organisme.

Diane Dupont-Cyr, présidente du C. A., et Armand Kayolo, directeur général de Moisson Outaouais

Photo : Radio-Canada / Roxane Léouzon

Comme les épiceries ont été très achalandées au cours des dernières semaines, Moisson Outaouais n’a plus la possibilité de ramasser des denrées invendues comme en temps normal, selon M. Kayolo. Les dons en argent lui permettront de cogner directement aux portes des fournisseurs pour récolter des produits alimentaires.

Actuellement, nous vivons une situation de crise, mais ça va se prolonger pour un bon bout de temps pour nous, parce que, même quand les choses vont reprendre à la normale, il faut savoir que ce ne sera pas du jour au lendemain.

Armand Kayolo, directeur général de Moisson Outaouais

La population est invitée à faire des dons en ligne ou directement aux caisses des supermarchés participants. M. Kayolo souligne que 80 % des revenus de son organisme proviennent des dons de la communauté. Les personnes qui souhaitent faire un don en ligne peuvent le faire sur le site Internet de Moisson Outaouais (Nouvelle fenêtre).

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

2 fois plus de demandes en milieu rural

À la Banque alimentaire de la Petite-Nation, pour les deux dernières semaines de mars, les demandes de dépannage ont bondi de 50 %. L'organisme prévoit doubler ses dépannages alimentaires en avril.

En moyenne, ce sont 115 dépannages qui sont effectués par mois. Or, mardi, l'organisme recensait déjà 106 demandes.

Selon la directrice générale de la Banque alimentaire de la Petite-Nation, Julie Mercier, il y a un lien direct à faire avec les pertes d’emplois dus à la COVID-19.

En novembre dernier, plusieurs entreprises du secteur forestier avaient déjà fermé leurs portes. Mme Mercier indique que ce sont particulièrement les jeunes familles qui sont touchées.

On a beau avoir un petit coussin financier, un moment donné, le petit coussin est rendu plat. Donc, on n’a pas le choix de faire appel à des services comme les banques alimentaires et on est là pour ça.

Julie Mercier, directrice générale de la Banque alimentaire de la Petite-Nation

Les livraisons sont le moyen privilégié par l’organisme afin d’acheminer l’aide alimentaire sur son territoire. Les dépannages alimentaires sont un service gratuit, rappelle Mme Mercier.

C’est important que tout le monde puisse manger.

Julie Mercier, directrice générale de la Banque alimentaire de la Petite-Nation

Plusieurs activités de financement de l’organisme qui devaient avoir lieu au cours des prochaines semaines sont reportées. Il est possible pour la population d’effectuer des dons en ligne sur le site web de la Banque alimentaire de la Petite-Nation (Nouvelle fenêtre).

Avec les informations de Josée Guérin

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