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COVID-19 : Du soutien financier demandé pour les Albertains handicapés

Plan serré d'une main manoeuvrant la roue d'un fauteuil roulant.

Les Albertains avec un handicap qui touchent une aide provinciale ne sont pas admissibles aux prestations d'urgence pour passer à travers la crise de la COVID-19.

Photo : iStock

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les Albertains qui bénéficient du revenu garanti pour les personnes lourdement handicapées (AISH) sont nombreux à occuper des emplois à temps partiel pour joindre les deux bouts. Ils sont également nombreux à avoir perdu ces emplois en raison de la pandémie. Alors que le gouvernement provincial leur demande de choisir entre les prestations d'urgence fédérales et leurs bénéfices habituels, certains d'entre eux se sentent pris entre l'arbre et l'écorce.

Il y a maintenant trois semaines que Tarah Daniell Patterson a perdu son emploi de caissière dans un magasin de seconde main Goodwill à Grande Prairie, en raison de la pandémie.

C’était un emploi à temps partiel, qui lui apportait quelque 150 $ par semaine. « Ça a un gros impact, parce que mon budget est serré », dit-elle.

Il se résume maintenant aux 1685 $ par mois du revenu garanti pour les personnes handicapées (AISH), auquel elle a droit, car elle a un syndrome d’Asperger et un syndrome de la Tourette.

Parce qu’elle touche cette prestation, elle n’a pas pu faire une demande pour l’aide d’urgence provinciale offerte aux travailleurs mis à pied à cause de la COVID-19, et si elle accède aux prestations fédérales d’urgences qui commencent cette semaine, elle perdra ses prestations de AISH.

Alors que le coût de la vie augmente et qu’elle n’a d’autre choix que de faire livrer son épicerie, elle compte plus que jamais sur l’aide de ses parents pour garder la tête hors de l’eau.

« Mais ce n’est pas tout le monde qui a des parents sur qui compter, et les miens commencent à être vieux », commente-t-elle.

Plusieurs prestataires d’AISH et du programme de supplément au revenu sont dans la même situation, selon la porte-parole en matière de services sociaux de l’opposition officielle, Marie Renaud.

« Ils sont pauvres! Ils ont besoin de travailler pour payer [leur loyer] et pour manger », dit-elle.

Elle souligne que les personnes avec des handicaps et les personnes à faible revenu (qui touchent le programme de supplément au revenu) ont souvent recours à des organismes communautaires et des services qui fonctionnent avec des effectifs réduits à cause de la pandémie, et que plusieurs d’entre eux n’ont pas de voiture. Leurs besoins sont donc encore plus criants que d’habitude, dit-elle.

Elle a soulevé cette question auprès de la ministre des Services sociaux, Rajan Sawhney, au cours d'un débat à l'Assemblée, mercredi dernier, mais sans obtenir d'engagement de sa part.

Des organismes de défense pour les personnes avec des handicaps ou des troubles de développement, comme Inclusion Alberta, ont également appelé le gouvernement à l'action.

Dans une lettre datée du 19 mars, Inclusion Alberta demande à la ministre des Services sociaux « de permettre aux prestataires de AISH dont l’emploi est en danger de bénéficier de protections comparables à celles offertes aux autres travailleurs albertains ».

Le gouvernement albertain se penche sur la question

L’opposition officielle, pour sa part, demande au gouvernement Kenney de suivre l’exemple de la Colombie-Britannique et d’augmenter les prestations d’AISH et de supplément au revenu d’un bon 300 $, ou encore de laisser les prestataires accéder au programme d’urgence fédéral sans être pénalisés.

« La première fois que j’ai entendu [ parler] de ce problème [c’est] ce matin », a répondu Jason Kenney, questionné à ce sujet lundi après-midi. « J’ai demandé une réponse à mes fonctionnaires et nous allons considérer l’impact de ces paiements ».

Dans un courriel envoyé à Radio-Canada presque en même temps, une porte-parole du ministère des Services sociaux, Diane Carter, a déclaré que les prestations de AISH et de suppléments aux revenus continuent et qu’ils sont « pleinement financés ».

En décembre dernier, quelque 67 700 Albertains touchaient une prestation d’AISH. En janvier, 62 000 Albertains touchaient un supplément au revenu.

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