•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Urgences-santé modifie son protocole de réanimation

Les ambulanciers utiliseront l'intubation et la défibrillation avant de procéder à la réanimation manuelle.

Une ambulance d'Urgences-Santé, avec un effet de mouvement.

La défibrillation, qui précédera la réanimation manuelle, est de toute manière le geste de réanimation le plus important, rappelle la directrice adjointe aux affaires corporatives et juridiques d'Urgences-santé.

Photo : Radio-Canada / Charles Contant

Les ambulanciers de la région de Montréal cessent d’utiliser le massage comme première technique de réanimation dans le cas d’un arrêt cardiaque, en raison des risques de transmission du coronavirus. Le nouveau protocole d’Urgences-santé prévoit donc l’intubation et la défibrillation avant la réanimation manuelle.

Pour protéger les paramédicaux, on veut s’assurer que tout se fasse en circuit étanche et fermé, explique la directrice adjointe aux affaires corporatives et juridiques, Catherine Bourgault-Poulin. On veut éviter qu’il y ait transmission de gouttelettes.

Cette mesure exclut toutefois les femmes enceintes, les enfants ainsi que les patients souffrant d’hypothermie par immersion.

Mme Bourgault-Poulin admet que cette décision pourrait entraîner certains risques pour la santé des patients. Mais de tous les gestes effectués pour réanimer un patient en arrêt cardiaque, c’est la défibrillation qui est le plus important, rappelle-t-elle.

Le 30 mars dernier, Urgences-santé avait déjà modifié son protocole en suspendant l’affectation de premiers répondants sur le territoire de Montréal, soit les pompiers du Service de sécurité incendie de Montréal et les premiers répondants de Côte-Saint-Luc. Une décision prise en raison du grand risque de transmission communautaire de la COVID-19 dans la métropole.

La Corporation d’urgences-santé s’inquiète par ailleurs de son approvisionnement en équipement de protection. C’est difficile, ajoute Mme Bourgault-Poulin. Mais nos équipes d’approvisionnement travaillent très fort pour avoir assez de masques, de lunettes, de gants et de visières.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Coronavirus

Santé