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COVID-19 : la prestation d'urgence, une bouffée d'oxygène pour des Manitobains

Des gens font la file dans un bureau de Service Canada.

Plus de 500 000 personnes se sont inscrites lors de la première journée pour obtenir la Prestation canadienne d'urgence.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Des travailleurs autonomes manitobains qui ont perdu leur emploi à cause de la COVID-19 sont soulagés de recevoir la Prestation canadienne d’urgence. Cette aide est offerte à tout employé qui a perdu ou perdra son revenu pendant au moins 14 jours consécutifs en raison de la pandémie.

Les personnes admissibles à cette prestation percevront un montant imposable de 2000 $ par mois pendant un maximum de 16 semaines.

Allery Lavitt travaillait comme instructrice de yoga avant de perdre son emploi en raison de la COVID-19. Elle dit que ces 2000 $ représentent 30 % de son revenu mensuel normal.

Toutefois, elle se réjouit de cette bouffée d'oxygène. C'est une sorte de sécurité, car je sais que je vais recevoir un peu d'argent. Ça permet de diminuer le stress. En ce moment, je n'ai aucune rentrée financière, affirme-t-elle.

Une femme seule posant pour une photo.

Allery Lavitt, instructrice de yoga et artiste, dit que l'aide du gouvernement fédéral est une bouffée d'oxygène.

Photo : Allery Lavitt

Elle admet tout de même qu'elle va devoir bien planifier ses dépenses désormais, même si elle souligne que cela ne lui pose pas vraiment de problème.

Quand on a travaillé à son compte, on a l'habitude de faire des plans pour les périodes instables. Personnellement, je suis habituée sur le plan financier à connaître des hauts et des bas. Mais, pour les gens qui avaient des emplois réguliers, je pense que ça va être plus difficile parce que 2000 $, ce n'est pas beaucoup d'argent, dit-elle.

Allery Lavitt aurait souhaité que la Prestation canadienne d'urgence ne soit pas imposable. Ça aurait été un peu plus généreux de la part du gouvernement, estime-t-elle.

Toutefois, elle se dit chanceuse de ne pas avoir à payer son loyer commercial à la fin du mois d'avril. Elle affirme également être parvenue à un compromis avec son institution financière, qui a accepté de décaler les paiements de son hypothèque.

Je ne sais vraiment pas pour ce qui est de la suite des choses. Peut-être que je vais demander de l'aide à ma famille s'il le faut, souligne-t-elle. Ce qu'elle trouve plus inquiétant, c'est que personne ne sait combien de temps cette situation va durer.

L'ostéopathe Gilles Noël a dû interrompre sa pratique en raison de la pandémie. Il voit d'un bon oeil la mise en place de cette prestation d'urgence.

Les 2000 $ me donnent de l'espoir que le bateau ne pas va couler. Je me sens réconforté par le fait que notre gouvernement pense aux gens qui sont touchés comme nous en premier, se félicite-t-il.

Il affirme qu'il gagnait mensuellement de quatre à cinq fois plus que ce montant. Cependant, cette prestation, combinée au report de ses paiements hypothécaires, allège le fardeau.

Gilles Noël est conscient qu'il va devoir faire des choix. On va se payer moins de soupers et des sorties familiales, dit-il.

Gilles Noël,devant un mur de briques.

Gilles Noël, ostéopathe

Photo : Radio-Canada / Colombe Fortin

Selon lui, il va falloir se serrer la ceinture en attendant un retour à la normale, même s'il est presque convaincu que rien ne sera comme avant.

C'est comme la crise du 11-Septembre, il va y avoir un avant et un après. Je ne sais pas exactement comment tout ça va changer la nature de mon travail. Dans ma pratique, je suis obligé de toucher les gens. Comment est-ce que ça va être par la suite avec le public? Je ne sais pas vraiment, conclut-il.

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