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De nouvelles mesures pour les travailleurs de la santé qui traversent la frontière

La frontière canado-américaine dans le tunnel reliant Windsor en Ontario et Détroit au Michigan

Le tunnel reliant Windsor en Ontario et Détroit au Michigan

Photo : Radio-Canada / Marine Lefevre

L'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a annoncé dimanche en après-midi avoir pris de nouvelles mesures pour faciliter la circulation des travailleurs de la santé qui habitent d’un côté de la frontière et travaillent de l’autre.

Cette situation est commune un peu partout d’un océan à l’autre mais est particulièrement fréquente à Windsor, en Ontario, et Detroit, au Michigan.

Ces travailleurs de la santé se rendent d’un côté de la frontière pour y travailler dans des hôpitaux, puis retournent au pays le soir pour rentrer à la maison auprès de leur petite famille.

L’ASFC a expliqué, dans un courriel envoyé à Radio-Canada, les nouvelles mesures.

  • Leur fournir une affiche orange à placer sur le tableau de bord ou la visière de leur véhicule avec la mention « travailleur de la santé » pour les rendre facilement identifiables aux agents à leur arrivée au Canada.
  • Rappeler aux agents de santé membres de NEXUS d'utiliser les voies NEXUS et eGate.

Un bon début, mais…

Le député de Windsor-Ouest, Brian Masse, accueille favorablement ces nouvelles mesures. Il s’agit d’un excellent début. Il n’y a aucun doute : ces mesures aideront à la fois les agents frontaliers et les travailleurs de la santé. (…) Ce sont d’excellentes idées, mais ces mesures auraient dû être en place il y a longtemps, a-t-il déclaré lundi en entrevue.

Portrait d'un homme souriant en costume. Il porte des lunettes. En arrière-plan, flou, l'entrée d'un bâtiment

Le député de Windsor-Ouest, Brian Masse

Photo : CBC/Tahmina Aziz

Le député du Nouveau Parti démocratique au fédéral s’inquiète toujours de la santé de ces travailleurs.

Prenons par exemple une infirmière de Windsor qui travaille à Détroit. Si elle ressent des symptômes, ou si elle croit simplement que quelque chose ne va pas, elle devrait avoir des options de logement – à court ou moyen terme, et à Détroit ou à Windsor – pour qu’elle s’isole de sa petite famille. Le risque de contaminer la famille est trop grand, explique-t-il.

Il aimerait que le gouvernement fédéral offre ces options.

Il devrait y avoir des options de logement des deux côtés de la frontière pour ces travailleurs. Ils ne devraient pas être à la recherche de logement temporaire sur Kijiji! Nous devons leur offrir des endroits, des options.

Une chose est certaine, insiste M. Masse, l’argent n’est pas en considération. Nous ne devrions pas limiter le budget pour supporter ces travailleurs, conclut-il.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

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