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Archives

Le bénévolat : faire du bien aux autres comme à soi-même

Une femme dans son lit qui écrit dans un cahier et, à côté d'elle, une autre femme qui la regarde.

Une bénévole au chevet d'une résidente de la Porte du ciel en 1962

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le premier ministre du Québec, François Legault, lançait fin mars un appel aux citoyens à s’impliquer bénévolement pour surmonter la crise du coronavirus. À travers nos archives, découvrez le dévouement de plusieurs Québécois auprès des plus vulnérables de notre société.

Plusieurs organismes communautaires ne pourraient survivre sans l’action des bénévoles.

Au départ, le bénévolat était surtout l'affaire de l’Église et de celles qui en avaient fait une vocation, les religieuses. Le bénévolat a ensuite étendu ses ramifications dans tous les secteurs de l’activité humaine.

La Porte du ciel : prendre soin des femmes sans ressources

Le 4 janvier 1962, le journaliste René Ferron s’entretient avec une bénévole de la Porte du ciel des Servantes de Marie-Immaculée pour l’émission Carrefour.

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Femme dans son lit qui écrit dans un cahier et autre femme qui la regarde.

Carrefour, 4 janvier 1962

Photo : Radio-Canada

La Porte du ciel accueille une centaine de malades et « d’indigentes qui reçoivent 55 $ de pension par mois ». Les femmes de 65 ans et plus vivent dans des salles d’une trentaine de lits.

Ce sont des femmes pour la plupart sans foyer. Pour plusieurs, la Porte du ciel constitue leur dernière demeure. Une minorité retourne chez elles ou dans un foyer pour convalescentes. Des auxiliaires laïques se dévouent bénévolement pour ces vieilles dames.

L’établissement compte essentiellement sur l’aide de bénévoles et ne reçoit aucune subvention. Seules les pensions des dames âgées et des dons anonymes financent l’organisme.

La bénévole interrogée estime que « tout ce que les bénéficiaires demandent c’est une présence à côté d’elles, un sourire, une caresse ».

Elle affirme que ses heures de bénévolat lui demandent très peu d’efforts pour l’immense plaisir que cela lui rapporte.

Ce qui nous amène à la Porte du ciel c’est simplement notre grand désir d’aider ces grand-mamans à leur rendre la vie plus agréable.

Bénévole de la Porte du ciel

Des marraines viennent également causer avec les résidentes. Elles viennent leur apporter un peu de bonheur en leur faisant les ongles ou une mise en plis.

S’il y en a une qui est très agréable, ça aide au moral de celle qui est à côté. Ça ne peut pas faire autrement, ça influe.

Bénévole

La famille Dubé : chanter pour égayer la vie des personnes âgées

L’action bénévole prend de plus en plus d’importance à mesure que la société s’individualise. La famille ne joue plus le même rôle et les bénévoles viennent combler le manque.

L’État se retire de différents dossiers, mais les besoins restent les mêmes.

Pour la première fois, à l’automne 1982, le ministère des Affaires sociales du Québec investissait 300 000 $ en publicité pour encourager le bénévolat face aux compressions budgétaires.

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Au jour le jour, 25 avril 1984

À l’émission Au jour le jour du 25 avril 1984, la journaliste Lise Racicot rencontre une famille hors du commun.

Les Dubé, une famille de musiciens, donnent des concerts depuis 15 ans dans différents établissements. Leurs tours de chant se font dans les résidences pour personnes âgées ou handicapées.

J’aime toutes leurs chansons, elles nous distraient tellement bien. Je ne manque pas leurs soirées, j’aime bien ça.

Résidente, Résidences Charles Arcand

La musique fait autant de bien à ceux qui reçoivent qu’à ceux qui donnent.

Non seulement les Dubé entraînent les personnes âgées à chanter en tapant des mains, mais ils ont même redonné le goût à certains de réapprendre à jouer de la musique.

On leur a donné le goût de revivre une activité qu’ils avaient laissée dans le tiroir. Par exemple, une dame qui jouait du piano a ressorti ses feuilles de musique. Ça lui a redonné le goût. C’est quelque chose de très valorisant pour nous autres.

Thérèse Dubé, mère

La popote roulante : pour bien manger chez soi

Les popotes roulantes existent depuis 1966 au Québec. Le service consiste à livrer des repas chauds aux personnes en perte d’autonomie leur permettant de demeurer chez elles plutôt qu’en institution.

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Téléjournal, 25 décembre 2009

Le 25 décembre 2009 au Téléjournal, Catherine Kovacs suit des bénévoles de la popote roulante. « Une popote artisanale où les femmes bénévoles, certaines depuis plus de 20 ans, préparent des repas pour une trentaine d’aînés qu’elles leur livrent à domicile. »

Certains aînés autonomes ne peuvent pas sortir l’hiver, car cela s’avère trop dangereux. Les besoins sont nombreux. Ces dames de la popote roulante ne reçoivent aucune subvention. Elles facturent 3,50 $ par repas et cela suffit à préparer des repas complets.

Parfois les besoins vont au-delà des besoins alimentaires. La popote roulante est pour certains un moyen de briser l’isolement.

Il y a des gens avec qui on reste un peu plus longtemps, il y en a d’autres qui sont suffisamment autonomes, mais qui ont très faim. Ils n'ont que nous dans la journée, c’est pour ça que parfois on reste un peu plus longtemps pour leur parler.

Bénévole, popote roulante

Les bénévoles de la popote roulante œuvrent autant dans les régions que dans les grands centres. En moyenne, 300 groupes offrent 2 millions de repas chaque année.

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