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COVID-19 : une étudiante internationale de l'UQAR restée ici se confie

Des étudiants dans l'atrium de l'UQAR, à Rimouski.

Une somme de 436 000 $ a été amassée pour aider les étudiants à passer à travers la crise de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Édith Drouin

Radio-Canada

Environ 30 % des quelque 400 étudiants internationaux du campus de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) sont restés dans la région, malgré la crise sanitaire liée à la pandémie de COVID-19. L'une de ces étudiantes, Madel Richelle Nganga Galiba, s'est confiée sur son expérience.

Madel Richelle Nganga Galiba étudie à la maîtrise en gestion à l'UQAR.

Originaire de la République du Congo, elle n'en est pas à sa première crise sanitaire.

En 2015, je me souviens, quand je faisais mes études de l'Afrique de l'Ouest, particulièrement au Sénégal, la crise de l'Ebola était là, se souvient-elle.

Cette fois-ci, celle qui aspire à devenir femme d'affaires n'a pas eu le choix d'avoir recours à des bons alimentaires.

Qu'on mette l'orgueil de côté, qu'on soit humble.

Madel Richelle Nganga Galiba, étudiante à la maîtrise en gestion à l'UQAR

Loin de sa famille, elle a aussi eu besoin d'être écoutée pour briser l'isolement.

Moi, quand je suis anxieuse et que j'ai des soucis particuliers, je me réfugie dans la lecture, mais ça n'a pas été suffisant. Il fallait que je parle. J'ai eu beaucoup d'assistances, les professeurs m'ont écouté, sans me juger, raconte-t-elle.

 Madel Richelle Nganga Galiba.

Madel Richelle Nganga Galiba est étudiante à la maîtrise en gestion et a dû se résigner à avoir recours à des bons alimentaires.

Photo : Radio-Canada

Les Services aux étudiants de l'université dit être en contact quotidien avec ceux qui sont restés dans la région.

De plus, la direction de l'Université a fait le choix de ne pas fermer ses résidences.

Tous les étudiants qui ont manifesté un besoin à court terme ont été joints cette semaine. Dans le sens où on leur a remis des bons alimentaires. Comme ça on s'assure que la faim on la couvre.

Jean-François Ouellet, directeur des Services aux étudiants à l'UQAR

Les Services aux étudiants leur communiquent aussi les consignes gouvernementales dans un langage simple et accessible.

Selon Jean-François Ouellet, certains codes sont plus difficiles que d'autres à être bien compris par cette clientèle étudiante tels qu'ils sont communiqués par les autorités publiques.

Horacio Arruda regarde François Legault qui parle lors d'une conférence de presse.

Le service aux étudiants aide les étudiants étrangers à mieux comprendre les consignes du gouvernement.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

L'expression envoye à la maison !, notamment employée par le premier ministre François Legault pour dire aux Québécois de rester le plus possible dans leur résidence en est un bon exemple.

Madel Richelle dit toutefois apprécier ce langage coloré.

J'apprécie beaucoup beaucoup monsieur Legault et le docteur Horacio Arruda qui se comportent en véritables pères de famille au sens juridique du terme en tout cas. Ils nous rassurent tout le temps. À chaque fois, à chaque point de presse, nous avons les informations, il y a de la transparence, ils nous remontent le moral, appelez vos proches, faites ceci, apprenez de nouvelles recettes, conclut-elle.

D'après un reportage d'Isabelle Damphousse

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