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Cours à distance : « On partait de zéro », affirme un cégep de la Rive-Sud

L'extérieur du Cégep de Lévis-Lauzon

Le Cégep de Lévis-Lauzon n'était pas habitué à offrir des cours à distance.

Photo : Radio-Canada / Éric Careau

Pierre-Alexandre Bolduc

Les cours au collégial sont de retour, mais autrement. La réalité sur le terrain démontre que c'est un défi pour plusieurs établissements qui doivent carrément partir de zéro pour offrir la formation à distance. Certains professeurs sont toujours en train de développer leurs cours pour permettre aux étudiants de terminer la session.

Les formules varient d'un cégep à l'autre, d'un cours à l'autre, d'un enseignant à l'autre, même. Radio-Canada a communiqué avec les quatre cégeps les plus fréquentés de la région de Québec et tous sont encore en train de mettre sur pied leur stratégie, même si les cours devaient en principe reprendre le 6 avril.

Nous au Cégep de Lévis-Lauzon, la formation à distance, il s'en faisait pas. On partait de zéro dans cet univers, lance la directrice adjointe aux études, Marie-Pier Lafrance. On est aussi dans un monde qui est tout autre en ce moment. Les conditions pour mettre en place la formation à distance au collégial actuellement ne sont pas les meilleures pour tout le monde.

Une équipe d'accompagnement technique a été mise sur pied au cégep qui est « un gros bateau à tourner ». Mais la direction a bon espoir de pouvoir conclure tous ses cours d'ici la fin de la session, prévue à la mi-mai.

On est optimiste de couvrir la majorité de nos cours comme il était prévu. Mais c'est sûr qu'on pense en dehors de la boîte.

Marie-Pier Lafrance, directrice adjointe aux études du Cégep de Lévis-Lauzon
La directrice adjointe aux études du Cégep Lévis-Lauzon, Marie-Pier Lafrance souligne que les cours à distance sont une nouveauté pour l'établissement.

La directrice adjointe aux études du Cégep de Lévis-Lauzon, Marie-Pier Lafrance souligne que les cours à distance sont une nouveauté pour l'établissement.

Photo : Radio-Canada

Selon le type de cour à donner, la méthode peut être différente. Mais c'est certain que ça ne pouvait pas être réaliste de penser qu'un étudiant pouvait être assis 23 heures dans sa semaine devant son écran pour assister à son cours. Ça n'aurait pas été humain de leur demander ça, croit-elle.

Plus compliqué pour les programmes « techniques »

Les associations d'étudiants des cégeps sont inquiètes de l'avenir des finissants inscrits dans des programmes techniques. Plusieurs étudiants ont vu leurs stages annulés en raison de la pandémie et se demandent s'ils pourront obtenir leur diplôme.

Véronique Lessard est coordinatrice adjointe à l'Association étudiante au Cégep Garneau. Elle souligne que plusieurs étudiants ont des questions quant à l'avenir de leur session en ces temps de crise.

Véronique Lessard est coordinatrice adjointe à l'Association étudiante du Cégep Garneau. Elle souligne que plusieurs étudiants ont des questions quant à l'avenir de leur session en ces temps de crise.

Photo : Radio-Canada

La coordinatrice adjointe à l'Association étudiante du Cégep Garneau, Véronique Lessard, souligne qu'elle reçoit énormément de questions de la part des étudiants. Sauf que pour l'instant, impossible de savoir si les stages seront annulés ou repoussés, dit-elle.

Le réel problème, selon moi, c'est vraiment les stages parce que beaucoup se font en personne. C'est impossible par exemple pour quelqu'un en technique policière d'aller faire une ride avec un policier pour voir comment ça fonctionne parce que techniquement à cause de la distanciation physique, il ne faut pas rester dans la même voiture que quelqu'un d'autre. Même chose pour les gens en sciences infirmières, indique la coordinatrice.

Dans un autre établissement, le président de l'Association étudiante du Cégep Sainte-Foy, Charles Doucet, soulevait qu'il y a le même genre de questions de la part des étudiants en services préhospitaliers d'urgence.

Plan rapproché du ministre Roberge.

Le ministre Jean-François Roberge

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Rousselle

En entrevue à Radio-Canada, lundi matin, le ministre de l'Éducation Jean-François Roberge évoquait la possibilité d'allonger la session jusqu'au mois de juin. Il se disait dans une « dynamique de flexibilité » pour permettre à tous de terminer leurs sessions.

Rappelons que le Bureau de coopération interuniversitaire et le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur ont statué que les étudiants auront deux « cote R » calculées. Une note en excluant la session d'hiver et une autre incluant les cours et résultat pendant la pandémie. La meilleure « cote R » sera retenue pour les admissions universitaires.

La cote de rendement au collégial (CRC), communément appelée la cote R, est un critère d'admission aux programmes universitaires contingentés.

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