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Québec va adapter sa stratégie de dépistage

Plusieurs tubes avec des cotons-tiges à l'intérieur.

Le fait de recourir à des tests aléatoires permettrait de déterminer le pourcentage de patients qui contractent la COVID-19 sans développer de symptômes.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Le gouvernement Legault envisage de recourir aux tests aléatoires et à des études sérologiques pour accélérer le dépistage de la COVID-19 au Québec. Cette démarche pourrait permettre de déterminer le pourcentage de patients qui contractent la maladie sans développer de symptômes.

Selon le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, cette nouvelle approche permettra notamment de mieux anticiper l’évolution de la courbe épidémique.

Ça fait partie des stratégies qui sont faites [...] pour savoir, à la fin de la première vague, si c’est 30, 40, 50 ou 60 % de la population atteinte qui est asymptomatique et pour nous aider à mieux prévoir ce qui va se passer à l’automne, dans une deuxième courbe, une deuxième vague, a expliqué le Dr Arruda lundi.

Le médecin en chef répondait à un journaliste qui lui faisait remarquer que le village de Vò, en Italie – où est survenu le premier décès lié à la COVID-19 dans ce pays – avait testé l’ensemble de ses quelque 3000 habitants.

Les résultats ont démontré que près de 75 % des villageois porteurs du coronavirus ne présentaient aucun symptôme.

Gros plan d'Horanio Arruda portant la barbe et des lunettes.

Horacio Arruda, directeur de la santé publique du Québec

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Le Dr Arruda a indiqué que le gouvernement allait probablement utiliser des tests aléatoires dans certains territoires quand on sera rendu là en termes de priorité.

Les stratégies de tests vont évoluer en fonction de l’épidémiologie locale et de notre capacité.

Dr Horacio Arruda, directeur national de santé publique du Québec

Il a rappelé que la quantité limitée de tests avait au départ incité les autorités sanitaires à prioriser certains patients.

On savait que les gens qui avaient attrapé la maladie au début étaient des gens qui revenaient de voyage. Donc, on a concentré nos éléments là-dessus. Maintenant, on a élargi. On a six priorités. On a même élargi à des travailleurs de la santé qui pourraient être asymptomatiques, a précisé le médecin en chef.

Tests sérologiques

En plus des tests aléatoires, le Québec envisage de mener des études sérologiques afin d’accélérer le dépistage de la COVID-19. Aucun test employant la technologie sérologique n’a encore été homologué au Canada.

Une travailleuse de la santé questionne des automobilistes à l'étape du triage à la clinique de dépistage sans rendez-vous à la place des Festivals.

Québec songe à mener des tests de dépistage aléatoires de la COVID-19 dans certaines régions.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Des chercheurs de l’Université de Montréal sont à pied d’oeuvre pour mettre au point un test sanguin portatif précis qui permettrait d’obtenir un résultat beaucoup plus rapidement, sans avoir à envoyer les échantillons prélevés à un laboratoire centralisé.

Il faut attendre deux à trois jours avant d’avoir les résultats des tests PCR (polymerase chain reaction, en anglais) utilisés dans le dépistage de la COVID-19. Une entreprise française, NG Biotech, affirme avoir mis au point un test sérologique interprétable en 15 minutes.

Contrairement aux tests PCR, les tests sérologiques ne détectent pas la présence du virus dans l’organisme, mais les anticorps produits par le système immunitaire en réponse à l’infection.

Ils sont particulièrement utiles pour détecter la maladie chez les personnes asymptomatiques.

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