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PME : le PLQ propose un comité, le PQ veut limiter l'offre des commerces à grande surface

Une femme accoté sur son chariot devant un comptoir dans un magasin d'alimentation.

Le PQ estime que le maintien de sections vendant des biens non essentiels dans certains supermarchés entraîne une concurrence déloyale pour des PME forcées d'être fermées.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Les partis d'opposition y vont de leurs propositions pour que les petites et moyennes entreprises au Québec puissent traverser la crise causée par le coronavirus.

Au Parti libéral du Québec (PLQ), un comité paritaire regroupant patronat et syndicats est suggéré pour permettre de maintenir la cohésion actuelle.

Selon la porte-parole libérale en matière d’économie, Dominique Anglade, ce « comité de soutien » permettrait d’assurer une suite ordonnée des choses et de mettre en place des mécanismes d’ici la réouverture de l’économie, tant chez les restaurateurs que dans les usines. Ce ne sera pas un retour du jour au lendemain, explique-t-elle. […] On se rend bien compte qu’on doit mettre toutes les personnes autour de la table.

Il va y avoir un retour progressif pour les entreprises. Il faut tout de suite qu’on puisse réfléchir sur ce que ça veut dire dans un contexte d’urgence sanitaire.

Dominique Anglade, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’économie

Dans l’immédiat, le PLQ croit également que l’État québécois doit fournir des liquidités non remboursables de 2000 $ aux compagnies admissibles à la déduction pour petite entreprise et voir comment faire progresser cette aide financière en fonction de la taille de l’organisation.

Si on veut parler d’équité, il faut parler de compensation, affirme Mme Anglade au sujet de situations injustes comme la possibilité pour les commerces à grande surface jugés essentiels de vendre des produits qui ne le sont pas, comme des vêtements.

La fermeture de sections non prioritaires exigée

Le Parti québécois franchit un pas de plus en réclamant la fermeture des sections de grands magasins où sont offerts des biens non essentiels. Pour le chef intérimaire Pascal Bérubé, des clients magasinent dans certains supermarchés des « chemises, bijoux, consoles de jeux vidéo », une « situation déplorable » qui entraîne un achalandage superflu mettant inutilement à risque la santé des employés et des clients.

Il s’agirait d’autant plus d’une concurrence déloyale pour les PME qui vendent ces mêmes biens non prioritaires et qui, elles, doivent demeurer fermées.

Conscient que de petits commerces puissent se sentir un peu lésés, le premier ministre François Legault a estimé qu'il fallait faire la balance des inconvénients. En même temps, quand les Québécois vont chercher de la nourriture dans une grande surface, c'est utile pour eux de prendre d'autres éléments utiles, a-t-il ajouté en conférence de presse.

Québec solidaire a déjà fait part également de ses inquiétudes concernant les très petites entreprises dans le contexte actuel. Des propriétaires exploitants, comme le cordonnier seul dans son atelier ou le boulanger du coin, sont pour l’instant orphelines de mesures d’aide. La formation demande au gouvernement de leur donner accès à des programmes de soutien au revenu.

Québec se limite jusqu’à maintenant à octroyer des liquidités sous la forme de prêts avantageux aux PME en difficultés financières et qui requièrent un fonds de roulement.

D’après la Fédération canadienne des entreprises indépendantes, un peu moins de la moitié des PME québécoises estiment ne pas pouvoir survivre plus d’un mois à une forte baisse de leurs revenus.

Mathieu Dion est correspondant parlementaire à Québec

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