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Aide d’urgence fédérale : sans Internet, c’est difficile

Une main tappe sur un clavier

Certaines personnes qui n’ont pas accès à Internet se demandent comment avoir accès au financement spécial du fédéral en remplacement d’un revenu stable.

Photo : Getty Images

Obtenir l’aide d’urgence, qui a commencé lundi à être traitée et envoyée aux prestataires, ne se fait pas facilement pour les gens qui n’ont pas accès à Internet. Les bureaux de Service Canada et les bibliothèques municipales étant fermés à cause de la COVID-19, les moyens de communiquer pour obtenir des prestations sont limités.

Le résident de Nipissing Ouest Patrick Robillard compte parmi ceux qui n’ont ni Internet, ni d’ordinateur à la maison.

Il fait de la suppléance dans les écoles depuis un an, mais avec la grève et la COVID-19, le Conseil scolaire catholique Franco-Nord ne fait plus appel à ses services.

Il se trouve donc avec peu de revenus.

Un jeune homme barbu avec une casquette devant un parc

Patrick Robillard dit ne pas être le seul à ne pouvoir avoir accès à Internet depuis un ordinateur à la maison.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Grégoire

Je ne pourrai pas soumettre ma demande avant mercredi, car l’agence canadienne du revenu y va selon la date de naissance, explique M. Robillard.

Et pour obtenir l’aide spéciale, il doit attendre la réception d’un numéro que lui attribuera par la poste l’Agence du revenu du Canada (ARC), avant de pouvoir poursuivre des démarches.

J’ai seulement un cellulaire et c’est difficile, parce que tu es incapable d’avoir accès à tout le site web pour avoir l’information.

Patrick Robillard, résident de Nipissing Ouest
Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

M. Robillard a appelé Service Canada, pour finalement se faire dire d’aller en ligne et d’ouvrir un compte à l'ARC.

J’ai tenté du mieux que je pouvais avec mon cellulaire, pour finalement me faire dire que je devais attendre le code par la poste, explique M. Robillard.

 Un homme assis à un bureau.

Le député libéral de Nickel Belt, Marc Serré, se bat depuis 2015 pour l’amélioration de l’accès à Internet.

Photo : Radio-Canada / Josée Perreault

Le député fédéral de Nickel Belt, Marc Serré, avoue que la situation présente n’est pas idéale si l’on ne peut avoir accès à Internet.

Il est toujours possible de faire la demande par téléphone, mais il faut s’armer de patience.

Environ 300 lignes téléphoniques et 7000 fonctionnaires ont été ajoutés au pays, a dit M. Serré, concédant toutefois que c’est insuffisant.

Si en région vous n’avez pas accès à Internet, il y a quand même un numéro sans frais et vous devez avoir en main votre numéro d’assurance sociale, votre code postal et donner votre date de naissance.

Oui, cela va prendre du temps, dit le député Serré. Les gens doivent demeurer en attente en ligne plus longtemps.

Il invite ceux qui auraient des difficultés à communiquer avec le bureau de leur député.

Je m’attends cette semaine à des défis importants en ligne et par téléphone.

Marc Serré, député libéral fédéral de la circonscription de Nickel Belt

Le député Serré avoue que de prendre son cellulaire et faire des demandes en se branchant au réseau sans fil d’une bibliothèque municipale fermée, par exemple, ne constitue pas une véritable solution.

La solution, c’est de trouver plus de personnel et de trouver plus de lignes téléphoniques, dit le député fédéral.

Internet en région sous-desservie

L’accès à Internet pour les aînés et les personnes vulnérables est devenu un cheval de bataille du député Serré.

Selon lui, environ 15 à 20 % des Canadiens n’ont toujours pas d’accès adéquat à Internet.

Et pour ceux qui ont accès au service, mais ne peuvent se permettre de s’abonner, le député libéral de Nickel Belt rappelle qu’à force de lobby, certaines compagnies ont abaissé leur prix, mais qu’il reste encore du chemin à parcourir.

Une femme dans la soixantaine assise dans un fauteuil dans le salon d’une maison

Selon le député Marc Serré, environ une personne sur cinq au pays ne peut avoir accès à des services en ligne.

Photo : iStock

Dans le Nord de l’Ontario, c’est encore un problème, dit-il.

Leçon à tirer de la COVID-19

Le député Marc Serré ignore comme lui aussi quand les choses reviendront à la normale, mais, selon lui, le coronavirus est l’occasion de revoir d’importants programmes.

Dans la conversation de la santé publique nationale, l’accès à Internet va entrer en jeu, dit-il.

Pour des raisons de santé et de sécurité, je pense que la COVID-19 va vraiment aider à mettre l’accent sur des investissements importants que l’on doit faire rapidement en région, conclut M. Serré.

La Prestation canadienne d’urgence (Nouvelle fenêtre) offre 500 $ par semaine pour un maximum de 16 semaines.

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