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Les cancéreux ne sont pas sacrifiés durant la pandémie, assure un spécialiste

Un traitement est administré à un patient.

Un traitement est administré à un patient.

Photo : Radio-Canada

Un hémato-oncologue du CHU de Québec assure que les personnes atteintes de cancer ne seront pas sacrifiées au profit du traitement des personnes qui ont contracté la COVID-19.

Au cours des dernières semaines, plusieurs opérations et traitements de chimiothérapie ou de radiothérapie ont été reportés à des dates ultérieures.

L’objectif était de libérer des espaces, des équipements et des salles d’opération dans les hôpitaux afin de traiter des personnes atteintes par le coronavirus.

Cette situation a provoqué des inquiétudes chez plusieurs patients, qui craignent que les reports nuisent au traitement de leur cancer. Le Dr Félix Couture précise que les décisions sont prises dans le « meilleur intérêt » des patients atteints d'un cancer.

Notre but, ce n’est pas de sacrifier des gens. Ce n’est pas de perdre des gens en dommages collatéraux. C’est d’essayer de traiter les gens le mieux possible.

Le Dr Félix Couture, hémato-oncologue, CHU de Québec

Certains peuvent attendre un peu. Si vous avez un cancer qui a besoin d’être opéré immédiatement, il va l’être, mais il y a quand même des cancers qui n’ont pas besoin de radiothérapie immédiatement, qui peuvent attendre un peu. Même chose pour la chimiothérapie ou la chirurgie, a affirmé Félix Couture à l’émission Première heure lundi matin.

Ne pas devenir immunosupprimé

Également président du comité d’évolution des pratiques en oncologie, le Dr Couture estime que le report, dans plusieurs cas, peut être plus bénéfique pour le patient atteint de cancer que de le traiter immédiatement.

Parfois, c’est dans le meilleur intérêt du patient de ne pas commencer un traitement immédiatement. On peut attendre quelques semaines, attendre que la pandémie passe et ne pas le rendre immunosupprimé et plus à risque de développer des complications s’il contracte la COVID-19, explique-t-il.

Notre dossier COVID-19 : les services ouverts ou fermés dans votre région

Mesure en évolution

La pandémie pourrait durer encore plusieurs semaines, voire quelques mois. Comme personne ne connaît sa durée, des groupes de travail ont été mis en place pour évaluer les mesures à adopter dans le milieu de la santé.

Il y a une grande solidarité au niveau du corps médical, de tous les intervenants. On s’adapte à une situation qui évolue de jour en jour. Il y a certaines directives ou orientations qui changent un peu tout le temps. On peaufine le tir, mentionne le Dr Félix Couture.

Les dates de report de traitements sont évaluées et peuvent toujours changer, à la fois selon l’évolution de la pandémie et de l’état de santé de la personne cancéreuse.

L’important c’est de garder le contact avec le patient, voir comment il évolue et lui parler régulièrement, lui dire par exemple : "Je vous parle dans deux semaines, voici ce qu’on va faire", illustre-t-il.

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