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Fonderie Horne : moins d’arsenic, plus de dioxyde de soufre

Des voitures stationnées devant l'usine et la cheminée de la fonderie.

L'entrée du site de la Fonderie Horne, à Rouyn-Noranda

Photo : Radio-Canada / Émilie Parent-Bouchard

Radio-Canada

La Fonderie Horne, à Rouyn-Noranda, n’a pas ralenti ses activités durant la période de pandémie de COVID-19.

Au cours de la fin de semaine, la concentration de dioxyde de soufre (SO2) dans l’air, au centre-ville de Rouyn-Noranda, a atteint un niveau considéré comme mauvais par le gouvernement, soit au-dessus de 51 nanogrammes par mètre cube

Le directeur du développement durable à la Fonderie , Pierre-Philippe Dupont, a indiqué sur nos ondes, à l'émission Des matins en or, que l'entreprise a réduit ses effectifs de 80 %, sans avoir réduit son niveau d’activité.

Nos opérations ne sont pas au ralenti, ce qu’on a diminué, c’est vraiment le nombre de travailleurs sur le site, donc on fait partie d’un service prioritaire qui a été identifié dans le décret gouvernemental, a affirmé M. Dupont.

Il a précisé qu’habituellement le nombre d’employés à la Fonderie se situe autour de 800, tandis qu’en ce moment on compte environ 100 employés.

Retour sur la situation :

Depuis le début de la crise, la Fonderie Horne a prévu diminuer progressivement le nombre d'employés sur place. La semaine dernière, l'entreprise a confirmé qu'un employé avait contracté la COVID-19. M. Dupont précise qu'il s'agit d'un employé-cadre.

Les opérations se déroulent normalement, c’est-à-dire que le rythme de fonte est similaire, ajoute M. Dupont.

Il explique l’importante concentration de dioxyde de soufre dans l’air par le fait que la Fonderie n’a pas réduit ses activités et aussi qu’il est habituel de voir une hausse des signalements au printemps.

Le printemps, souvent, est une période où on a plus de signalements à cause de phénomènes météorologiques, et les gens sortent plus, remarque-t-il.

Arsenic

Selon son dernier rapport, la Fonderie Horne enregistre une diminution de la quantité d’arsenic qu’elle émet dans l’air.

Ce qu’on annonce aujourd’hui, c’est la moyenne actuelle de l’an dernier, précise M. Dupont. Ce qu’on voit actuellement pour cette année, c’est que ça va au-delà du 30 % [de diminution], donc le processus dans lequel on est engagé avec le ministère de l’Environnement est pertinent et fonctionne.

Dans son plan d’action pour réduire ses émissions de métaux lourds, la Fonderie Horne a prévu d'émettre un maximum de 200 nanogrammes d'arsenic par mètre cube jusqu’en 2021. À partir de 2022, elle devra émettre en deçà de 100 nanogrammes par mètre cube.

En ce moment, le rapport de la Fonderie indique une concentration de 130 nanogrammes par mètre cube.

Le comité ARET étonné

La porte-parole du Comité Arrêt des rejets et émissions toxiques, Mireille Vincelette, a été étonnée d'apprendre que la production était maintenue.

On pensait qu'avec les services essentiels, que la fonderie n'en faisait pas partie. On savait qu'ils continuaient d'opérer, mais on pensait que c'était à plus faible quantité. On est déçu de la tournure parce qu'ils travaillent à personnel réduit donc on s'inquiète à savoir si à personnel réduit, et avec la même production, il n'y a pas plus de risques d'émissions avec des délais supplémentaires pour réagir aux émissions, affirme-t-elle.

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