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COVID-19 : le gouvernement invité à se prononcer sur les accouchements en solitaire

Une femme enceinte tient son ventre.

Des associations de sages-femmes, syndicats de professionnels de la santé et organismes militants déplorent que l'Hôpital général juif de Montréal interdise la présence d'un accompagnateur lors d'un accouchement.

Photo : Getty Images

La Presse canadienne

Des associations de sages-femmes, syndicats de professionnels de la santé et organismes militants demandent au gouvernement québécois de prendre position contre les accouchements en solitaire dans les hôpitaux, où la présence de visiteurs est resserrée pour lutter contre la pandémie de la COVID-19.

Un communiqué transmis dimanche par le regroupement Les sages-femmes du Québec (RSFQ) déplore la nouvelle directive de l'Hôpital général juif de Montréal, qui interdit dorénavant la présence d'un accompagnateur en salle d'accouchement.

Cette consigne ne sert ni la population ni les professionnels de la santé, peut-on lire.

Les études le démontrent et toutes les instances de santé sont unanimes : la présence d'une personne significative est une condition essentielle au bon déroulement d'un accouchement, insistent les divers groupes signataires.

L'équipement médical et l'application des directives de santé publique devraient être privilégiés pour assurer la protection du personnel et du public, font-ils valoir.

Ils soutiennent que les futurs parents envisagent de plus en plus un accouchement à la maison, sans la moindre assistance, et d'appeler une ambulance à la dernière minute.

Il est évident qu'advenant l'adoption d'une telle directive par d'autres établissements de santé, ce mouvement serait amplifié, prévient-on.

À l'heure actuelle, les directives varient d'un établissement à l'autre, tandis que le ministère de la Santé et des Services sociaux recommande d'admettre les personnes importantes lors de l'accouchement, à condition qu'elles ne présentent aucun risque d'infection par la COVID-19.

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