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Les craintes des travailleurs agricoles migrants augmentent avec la pandémie

Une terre agricole avec des montagnes en arrière-plan sous un ciel dégagé

La propagation de la COVID-19 inquiète les travailleurs agricoles migrants.

Photo : Radio-Canada / Jesse Johnston

La Presse canadienne

Les défenseurs des droits de la personne tirent la sonnette d’alarme sur la situation des travailleurs agricoles migrants en Colombie-Britannique. Ils dénoncent le manque de protection et de lignes directrices de distanciation physique de la part des gouvernements provincial et fédéral.

Il y a quelques jours, 14 travailleurs migrants d'une pépinière de Kelowna ont été déclarés positifs à la COVID-19. Si les travailleurs de Bylands Nurseries résident tous sur place, la régie de la santé de l'Intérieur a déclaré qu'il y avait suffisamment d'espace pour que chaque travailleur puisse s'isoler en sécurité.

L’an passé, 13 252 postes de travailleurs étrangers temporaires ont été approuvés en Colombie-Britannique, bien que le Centre Migrant Workers avance que le nombre réel est beaucoup plus élevé.

Selon Anelyse Weiler, candidate au doctorat à l'Université de Toronto, dont les recherches se concentrent sur les travailleurs agricoles migrants, le gouvernement provincial doit en faire davantage pour protéger les travailleurs pendant la pandémie.

Le gouvernement doit s'assurer qu'ils reçoivent des informations solides, que leurs droits sont respectés, qu'ils ont des revenus durant l'isolement et qu'il y a une logistique solide pour la quarantaine, dit Mme Weiler. Sinon, nous envisageons une catastrophe potentielle, continue la spécialiste.

Un homme laboure manuellement dans la ferme expérimentale de l'Université du Manitoba, à Glenlea.

Certains travailleurs agricoles migrants ne possèdent aucune protection sociale.

Photo : Radio-Canada

En 2017, plus de 59 000 travailleurs étrangers temporaires ont été embauchés pour travailler dans l'industrie agricole canadienne. Plus de 15 000 emplois restent toutefois vacants.

Selon Mary Robinson, présidente de la Fédération canadienne de l'agriculture, une bonne collaboration entre l'industrie agricole et le gouvernement provincial s’est installée.

Les producteurs ont un grand intérêt à bien faire les choses, a-t-elle déclaré à propos des directives sur l'isolement et la distanciation physique. Elle rappelle que l’espace de travail d’un producteur est dans la grande majorité des cas son lieu d’habitation. Il est par conséquent extrêmement important du côté des producteurs de s'assurer que les gens vont bien, affirme Mme Robinson.

Le gouvernement de la Colombie-Britannique a annulé la période d'attente pour la couverture médicale des travailleurs étrangers temporaires la semaine dernière, permettant ainsi une couverture santé pour les demandes d'indemnisation en lien à la COVID-19.

Pour Byron Cruz, membre de l’organisme Sanctuary Health, qui fournit de l'aide et des conseils juridiques aux migrants, ces actions sont insuffisantes.

Nous voulons que le gouvernement établisse des règles exécutoires, pas des directives, déclare M. Cruz.

Par la suite, Byrion Cruz a déclaré que les directives du gouvernement n'incluaient pas l'approvisionnement alimentaire des travailleurs. Par conséquent, l’organisme coordonne les livraisons de nourriture aux travailleurs situés à Kelowna et dans la grande région de Vancouver.

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