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Cercueil et fleurs au cours d'une cérémonie funéraire

Photo : Shutterstock / Kzenon

Félix Morrissette-Beaulieu

Cérémonies repoussées, nombre restreint d'invités et recueillements diffusés sur le web : les salons funéraires s'adaptent pour offrir un dernier hommage aux gens qui décèdent dans un contexte de distanciation sociale.

Même si M. Legault a demandé de mettre le Québec sur pause, un deuil, ça ne peut être mis sur pause, lance David Émond, directeur général à la Coopérative funéraire des Deux Rives, qui dessert les secteurs de Lévis, Québec, Côte-de-Beaupré et Lotbinière.

Dès le 16 mars, la coopérative a dû restreindre ses services habituels afin de respecter les consignes du gouvernement.

On sait bien, des endeuillés qui viennent de perdre un proche, un événement extrêmement difficile, vont pleurer, se serrer dans leur bras, explique M. Émond.

On s'est rendu compte très rapidement, même si ce n'était pas exigé, qu'il était à peu près impossible de respecter la distanciation, ajoute-t-il.

La coopérative a donc dû retarder et suspendre de nombreuses cérémonies prévues. Entre 60 et 80 clients qui devaient célébrer un défunt ont été informés.

Cérémonie restreinte

Pour s'adapter aux mesures de distanciation, le nombre de personnes pouvant se recueillir près d'une dépouille a été restreint. Seule la famille immédiate peut y assister. Un choix déchirant, mais nécessaire.

On fonctionne une maisonnée à la fois. Ce n'est pas une célébration, ce n'est pas un rituel. Ça fait un peu penser à une activité d'identification. On a quelques minutes, explique-t-il.

On comprend que c'est difficile. C'est extrêmement difficile pour les endeuillés. On essaye de leur donner les moyens nécessaires pour entreprendre leur travail du deuil.

La COVID-19 dans la grande région de Québec

Les funérailles qui sont faites en présence du corps sont particulièrement touchées par les mesures, indique M. Émond. Ce type de disposition touche environ 2 clients sur 10.

Au Québec, la loi exige qu'un corps soit exposé dans les 30 jours suivant le décès.

Si ça fait partie des volontés de la famille ou de la personne décédée de voir la dépouille ou d'être vue une dernière fois, il faut que ça se fasse dans les 30 jours, précise David Émond.

Passé cette période, un cercueil fermé peut être exposé les 30 jours suivants. Passé 60 jours, il n'y aura pas d'exposition.

Le mode de disposition par crémation est moins affecté pour le moment puisque les cérémonies sont souvent repoussées à l'été, précise le directeur général.

En direct sur le web

Chez Lépine Cloutier Athos, l'entreprise met à la disposition des proches des outils numériques. Une solution qui est bien accueillie, selon David Beaulieu, vice-président innovations.

On va capter la salle où ont lieu les rituels funéraires pour que les gens à l'extérieur puissent se connecter avec leur appareil mobile ou leur ordinateur. Ce n'est pas un remplacement idéal, mais c'est mieux que de ne rien avoir du tout.

Les préparations des cérémonies se font également virtuellement pour limiter les contacts entre le personnel et les clients.

Au Québec, environ 180 personnes décèdent chaque jour.

Un prêtre parle devant une tombe en étant filmé par un téléphone cellulaire sur trépied.

Les salons funéraires offrent depuis plusieurs années la possibilité de diffuser des funérailles en direct.

Photo : Getty Images / Thomas Kronsteiner

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