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Hausse importante des appels aux lignes d’aide en santé mentale

Une femme est installée à un bureau où se trouve un ordinateur. Elle parle au téléphone.

Les responsables des lignes d'aide en santé mentale encouragent tous ceux qui en ont besoin à ne pas hésiter pour aller chercher de l'aide.

Photo : Fournie par Crisis Intervention and Suicide Prevention Centre of B.C

Radio-Canada

Les responsables des lignes d’aide en santé mentale de la Colombie-Britannique soulignent que le volume d’appels est beaucoup plus important qu’à l’habitude et que la plupart de ces appels sont au sujet de la pandémie de COVID-19.

La directrice générale du Centre de prévention du suicide de la Colombie-Britannique à Vancouver Stacy Ashton, dont la ligne d’aide est disponible en tout temps, rappelle « que vous n’avez pas à être seul. Il est très important de tendre la main et de connecter avec les gens, car il est normal de ressentir un stress intense pendant cette période ».

Le centre reçoit en moyenne 110 appels par jour. En mars, la moyenne cette moyenne est passée à 200 et Stacy Ashton ne s’attend pas à ce que le nombre d’appels diminue en avril.

La situation est la même ailleurs dans la province. KCR Community Resources, qui s’occupe de la ligne d’écoute téléphonique de Kelowna, indique que ceux qui prennent les appels ont passé 1 500 heures de plus qu’à l’habitude au bout du fil et qu’environ 40% des appels sont à propos de la COVID-19.

La directrice générale de KCR Community Resources, Ellen Boelcke mentionne une augmentation de 140% du nombre d’appels jugés à risque élevé où les personnes peuvent exprimer des pensées suicidaires, entre autres choses.

Sur l’Île de Vancouver aussi le nombre d’appels a augmenté. Le service géré par Vancouver Island Crisis Society reçoit en moyenne 100 appels par jour, mais depuis le début de la pandémie ce sont un peu plus de 400 appels quotidiens qui entrent.

Malgré tout, Stacy Ashton souligne l’importance d’aller chercher de l’aide si vous en avez besoin.

« Il n’y a aucun obstacle à appeler une ligne d’aide pour parler à quelqu’un qui est formé pour écouter avec empathie et non pour juger, et pour ne pas dire aux gens quoi faire », dit-elle.

Elle indique que la durée moyenne d’un appel est de 12 minutes et que la plupart des gens raccrochent en comprenant que ce qu’ils ressentent est normal et qu’ils peuvent s’en sortir.

Avec les informations de Chad Pawson

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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