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Les pompiers ne peuvent plus assister les victimes dans un état grippal

Deux pompiers tentent de réanimer une personne avec un masque à oxygène.

Les pompiers ne pourront plus intervenir si cela implique un cas lié à un état grippal.

Photo : CBC

Radio-Canada

Les Services d'urgence de la Colombie-Britannique (BCEHS) et la médecin hygiéniste en chef, Bonnie Henry, demandent aux pompiers de ne plus répondre aux appels concernant des victimes dans un état grippal afin de les protéger de la COVID-19.

Cette directive fait suite à une lettre mardi du Dr John Tallon, le médecin-hygiéniste en chef de la BCEHS. qui demande à ce que les pompiers ne soient pas envoyés sur le terrain s'il existe un cas potentiel lié à un état grippal ou à la COVID-19.

Samedi, la Dre Bonnie Henry a rappelé qu'une telle mesure a été prise en 2009 lors de la pandémie de grippe porcine H1N1.

C'était un moyen de protéger au mieux nos premiers intervenants et de garantir les soins nécessaires aux personnes touchées par le virus, a-t-elle déclaré.

Les pompiers pourront traiter des urgences médicales graves impliquant des situations de vie ou de mort, telles que des crises cardiaques, mais uniquement s'ils portent des masques N95 et un équipement de protection individuelle approprié.

Un camion de pompier.

Les services d'urgence de la Colombie-Britannique veulent protéger les pompiers de la COVID-19.

Photo : Philippe moulier/Radio-Canada

Ils ne seront toutefois pas en mesure d'utiliser des pompes à oxygène sur les patients ou d'effectuer des soins qui concernent les voies respiratoires des patients.

Les pompiers pourront aider lors de certaines situations où leurs compétences techniques en sauvetage sont nécessaires. Ils peuvent aussi être envoyés sur le terrain si les ambulanciers paramédicaux sont retardés de plus de 20 minutes.

En conférence de presse, Bonnie Henry a également indiqué une diminution des appels pour les ambulanciers au cours des trois dernières semaines puisque les gens passent plus de temps à la maison.

Les ambulanciers sont ainsi mieux en mesure de répondre aux demandes que la normale.

Les pompiers surpris de cette décision

Dans un tweet samedi, le chef des pompiers de Vancouver, Darrell Reid, a exprimé son étonnement face à cette annonce.

Il précise que dès le début de la pandémie, les pompiers ont convenu avec les services d’urgences de la province qu’ils n’interviendraient que dans des situations fondées sur des données probantes et axées sur les patients.

Les pompiers jouent un rôle de premier plan dans la réponse à la crise de surdose à Vancouver, qui s'est aggravée dans le Downtown Eastside.

Avec les informations d'Yvette Brend

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