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L'espoir renaît en Europe, les États-Unis submergés

Un homme agite un drapeau espagnol à son balcon.

Un homme rend hommage aux travailleurs de la santé de l'Espagne, au moment où les autorités espagnoles estiment avoir stabilisé la propagation du coronavirus.

Photo : Reuters / Jon Nazca

Radio-Canada

Une « courbe qui commence sa descente » en Italie, « la pression qui diminue » en Espagne et le nombre de morts qui baisse en France : l'espoir d'une amélioration sur le front de la pandémie du coronavirus est né dimanche en Europe, au moment où les États-Unis s'enfoncent dans la crise.

Au cours des dernières 24 heures, 674 personnes sont décédées en Espagne, le chiffre le moins élevé depuis 10 jours, et qui ne cesse de diminuer, pour une troisième journée consécutive, après avoir atteint un pic de 950, jeudi.

Les autorités espagnoles se montrent optimistes et espèrent avoir commencé à stabiliser la propagation du coronavirus. « La pression diminue », s'est félicité Maria José Sierra, du Centre d'alertes sanitaires, relevant « une certaine décrue » dans le nombre des hospitalisations et des admissions en soins intensifs.

Malgré tout, le gouvernement a décidé samedi de prolonger jusqu'au 25 avril à minuit le confinement strict imposé aux 46,6 millions d'Espagnols depuis le 14 mars.

Depuis le début de la pandémie, plus de 12 000 Espagnols sont morts de la maladie, ce qui en fait le pays qui compte le plus de morts au monde derrière l'Italie.

La courbe redescend en Italie

En Italie, où l’on compte maintenant près de 16 000 morts, le nombre de décès lié à la COVID-19 recensé en 24 heures a été de 525 dimanche, le chiffre le plus bas depuis plus de deux semaines.

Pour la première fois depuis le début de l'épidémie, il y a plus d'un mois, c’est le nombre d'hospitalisations en soins intensifs qui avait diminué samedi, passant en une journée de 4068 à 3994.

C'est une nouvelle importante, parce que cela permet à nos hôpitaux de respirer. C'est la première fois que ce nombre est en baisse depuis que nous avons la gestion de cette urgence, a déclaré le chef de la Protection civile, Angelo Borrelli.

Une femme portant un masque prie.

L'Italie commence à voir la lumière au bout du tunnel.

Photo : Reuters / Massimo Pinca

Au Royaume-Uni, le premier ministre Boris Johnson a été admis à l'hôpital dimanche « de manière préventive », afin « d'effectuer des tests », quelques heures après une rare interlocution télévisée de la Reine Élisabeth II.

Alors que le gouvernement est très critiqué pour la gestion de la crise, le nombre de morts quotidien a diminué dimanche, à 621, après avoir atteint un nouveau record de 708 morts samedi, dont un enfant de cinq ans.

Avec près de 5000 décès depuis le début de l'épidémie au pays, le gouvernement a une nouvelle fois exhorté dimanche les Britanniques à respecter le confinement.

En France, le nombre de décès baisse depuis trois jours et la tension s'allège dans les hôpitaux. Le pays dénombre plus de 7500 décès, dont 357 ont été enregistrés dimanche, soit le chiffre le plus bas depuis une semaine.

Trois personnes sont assises sur le perron de leur maison tout en respectant les consignes de distanciation physique.

Dans une rare allocution télévisée, la reine Élisabeth II a remercié les soignants et les personnes qui restent chez elles.

Photo : Reuters / Dylan Martinez

Le nouvel épicentre mondial

Aux États-Unis, qui comptent plus de 321 000 cas, l’État de New York connaît la situation la plus problématique.

Après avoir reçu samedi son pire bilan quotidien, avec 630 nouveaux décès, celui-ci est tombé à 594 dimanche. Au total, près de 4200 personnes ont été tuées par le coronavirus dans l’État.

La ville de New York, littéralement ravagé par le virus, compte ses morts et appelle à l'aide. Médecins, infirmiers, spécialistes de la respiration... à tous ceux qui ne sont pas déjà dans la bataille : nous avons besoin de vous, a lancé le maire démocrate de la ville, Bill de Blasio.

La situation est particulièrement inquiétante à Long Island, à l’est de la ville de New York, où les nouveaux cas sont comme un feu qui se propage, a commenté le gouverneur de l’État, Andrew Cuomo.

Un travailleur de la santé tire un lit d'hôpital sur lequel se trouve le corps d'une personne tuée par la COVID-19.

Des travailleurs de la santé transportent les corps de personnes tués par la COVID-19 dans le quartier de Brooklyn, à New York.

Photo : Reuters / Andrew Kelly

Les experts estiment que l’État de New York pourrait être à une semaine du pic de la crise.

Au total, les États-Unis comptent plus de 8500 décès.

Les Américains se préparent au pire, et bâtissent des hôpitaux de campagne de Los Angeles à Miami, avec des milliers de lits supplémentaires de réanimation. Un gigantesque navire-hôpital est également à quai à New York.

Ailleurs dans le monde

En Iran, le septième pays le plus touché, avec plus de 58 000 personnes infectées, la propagation a ralenti pour une cinquième journée de suite, avec 2483 nouvelles contaminations. La maladie a fait 151 décès supplémentaires au cours des dernières 24 heures, ce qui porte à 3603 morts le bilan officiel de l'épidémie dans ce pays.

En Grèce, un deuxième camp de migrants près d'Athènes a été placé dimanche en quarantaine par les autorités, après un test positif sur un ressortissant afghan.

L'homme attache le cercueil, recouvert de plastique, avec des cordes.

À Guayaquil, en Équateur, un homme attache un cercueil vide sur le toit d'une voiture afin d'aller chercher le corps d'un membre de sa famille qui se trouve au « camp spécial » mis en place par le gouvernement pour les victimes du coronavirus.

Photo : Reuters / Vicente Gaibor del Pino

En Équateur, les autorités ont dû présenter leurs excuses après que des images montrant des cadavres laissés à l'abandon dans les rues de Guayaquil, ville de la côte Pacifique frappée par la pandémie, aient été diffusées sur les réseaux sociaux.

Au Brésil, qui approche de la phase la plus aiguë de la pandémie, selon le ministère de la Santé, on s’inquiète de manquer de tests diagnostiques, d'équipements de protection, de lits de soins intensifs, de personnel qualifié et de respirateurs. Le Brésil compte plus de 10 400 personnes infectées.

Au Pakistan, 20 000 fidèles d'une congrégation musulmane ont été mis en quarantaine, après avoir tenu un rassemblement géant à la mi-mars.

Avec les informations de Agence France-Presse, Global News, et BBC

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