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Les producteurs laitiers appelés à éviter les surplus

Une balle de foin en avant plan dans une étable de vaches laitière.

Certains producteurs ont dû modifier le régime alimentaire de leur bétail pour pallier à la pénurie de foin.

Photo : Radio-Canada / La semaine verte

Radio-Canada

La crise de la COVID-19 frappe de plein fouet les producteurs laitiers du Bas-Saint-Laurent, alors que le marché est très instable depuis quelques semaines. La production de surplus de lait est donc à éviter, selon la Fédération des producteurs de lait du Québec.

Près de 35 % du marché des produits laitiers s’est effondré au Québec, résultat de la baisse dramatique de la demande dans les hôtels, les restaurants et les établissements privés et publics, comme les écoles et les garderies.

Depuis le début de la pandémie, les producteurs laitiers ont fait don de trois millions de litres de lait transformés en lait de consommation et en fromage pour les banques alimentaires. Ils ont quand même dû se résoudre à jeter quelque 650 000 litres de lait.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Sans parler de baisse de quotas pour l'instant, la Fédération des producteurs de lait du Québec demande à ses membres de réduire leur production, pour éviter de jeter du lait.

Ce qu’on demande, c’est que les producteurs s’en tiennent à leurs stricts quotas pour ne pas remonter dans les marges et se ramasser avec des surplus de lait. Présentement, il y a un problème, la COVID-19 a amené qu’on a des surplus de lait qui ne passent pas, indique Gabriel Belzile, président de la Fédération des producteurs de lait au Bas-Saint-Laurent.

Un ouvrier agricole au travail dans une ferme laitière.

Près de 35% du marché des produits laitiers s’est effondré au Québec.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Normalement, les agriculteurs peuvent produire un peu moins ou un peu plus d'une semaine à l'autre, pour en arriver à la totalité de leurs quotas à la fin de l'année.

Des amendes pourraient dorénavant être distribuées, si la nouvelle directive n'est pas suivie.

Mais cette situation n'est pas si simple, plaident certains producteurs qui doivent revoir la gestion de leurs troupeaux.

Ce n'est pas "OK, aujourd’hui, on ferme le robinet, demain on ouvre le robinet", ça ne fonctionne pas comme ça.

Simon Michaud, producteur laitier à Kamouraska

Les vaches qui sont parties à la réforme, elles ne reviendront pas. Élever un veau pour l’amener à une vache, ça prend deux ans, avant qu’il y ait un vêlage et qu’il y ait du lait. Si on est obligé de ralentir trop rapidement la production et qu’après ça, on demande de produire, mais qu’on n’a pas les animaux pour produire, on ne sera pas capable de répondre à la demande, explique Simon Michaud, producteur laitier kamouraskois.

L’industrie laitière n’est pas au bout de ses peines, comme personne ne peut prévoir pour l'instant l’ampleur des conséquences qu’aura la crise de la COVID-19.

Avec les informations de Patrick Bergeron

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